Comment avoir un mental de champion

Comment avoir un mental de champion

Phrase-résumée du livre “Comment avoir un mental de champion, un guide pour les athlètes en quête d’excellence intérieure” : Dans ce livre, Gary Mack, consultant et conseiller en psychologie du sport, nous transmet, à travers 40 leçons, les techniques et exercices qu’il a utilisés pour aider ses athlètes à construire leur force mentale et nous démontre que la pensée influence les performances sportives tout autant, sinon plus, que les capacités physiques.

Par Gary Mack, 2002, 224 pages

Titre original : Mind Gym, An athlete’s guide to inner excellence

Note : Cette chronique invitée a été écrite par Maria, du blog Maria Medita

Chronique et résumé de “Comment avoir un mental de champion” :

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je dois informer les lecteurs qu’à ma connaissance, cet ouvrage n’a pas été traduit en français. Gary Mack semble s’adresser principalement à un lectorat de culture américaine, et beaucoup de son vocabulaire est très spécifique au milieu du sport américain, notamment au baseball. C’est pourquoi, lorsque les nombreux exemples pratiques qu’il fournit pour illustrer son propos se rapportent à des techniques sportives peu connues en Europe (baseball ou football américain notamment) j’ai parfois fait le choix de cibler ma traduction sur les passages théoriques du livre, plutôt que sur les exemples concrets.

Par ailleurs, tout au long de son livre, Gary Mack fait référence à de nombreux athlètes très connus dans le milieu du sport, notamment américain, mais peut-être moins du lectorat français. Dès lors, et pour fluidifier la lecture de la chronique, je me suis permis d’ajouter, entre parenthèses et sous une police différente, une phrase synthétique de présentation de chaque athlète cité par l’auteur.

Enfin, cette chronique ayant pour objectif de résumer les propos de Gary Mack, c’est lui qui s’exprime dans le « je » de cet article.

Première partie : Bienvenue dans le match avec vous-même

Chapitre 1 : Yogi avait raison

« 90% du match est mental à 50 % » Yogi Berra (athlète professionnel de baseball très connu aux USA dans les années 1950, notamment pour ses réflexions à la Jean-Claude Van Dam).

Les études ont démontré que l’entrainement mental améliorait non seulement les performances et la productivité, mais également le côté ludique de l’activité pratiquée. Quel que soit votre âge, vous pouvez apprendre à utiliser votre esprit pour rester concentré, fort dans l’adversité, motivé durant l’ennui, poursuivre vos rêves et vivre votre vie de manière cohérente.

  • Leçon 1 : Le Mental s’exerce comme n’importe quelle autre compétence.
    Construire sa force mentale, tout comme construire sa musculature, demande du temps et des efforts. Plus vous travaillerez à l’intérieur, plus cela se verra à l’extérieur.

Chapitre 2 : Jeux d’esprit

« L’esprit est un outil puissant, et la plupart des gens ne l’utilisent pas correctement » Mark McGwire (joueur de baseball connu pour ses coups de circuit <Home Run en anglais>)

L’une des clés d’utilisation de l’esprit est de comprendre que notre mental fonctionne mieux lorsqu’on lui dit quoi faire plutôt que ce qu’il ne doit pas faire. En effet, en présence d’un ordre négatif (« n’envoie pas la balle dans le ravin »), la loi de la pensée dominante fera que la négation sera ignorée, et que le corps effectuera l’action redoutée (viser le ravin). De ce fait, vous devez concentrer votre esprit sur ce que vous souhaitez réussir plutôt que sur ce que vous craignez.

  • Leçon 2 : Comprenez la loi de la pensée dominante :
    L’action suit vos pensées et images mentales. Ne regardez pas là où vous ne voulez pas aller ! Portez votre attention sur ce que vous désirez plutôt que sur ce que vous craignez.

Chapitre 3 : L’Avantage mental

« La nuit avant un match, je visualise mes lancers. Je me vois frapper la balle parfaitement et je ressens la sensation physique qui accompagne cette frappe parfaite » Carl Yastrzemski, (joueur de baseball élu au Temple de la renommée de baseball – Baseball hall of Fame – en 1989)

La psychologie du sport a été appelée la science du succès. Car elle étudie ce que font les athlètes qui réussissent. Les recherches ont conclu que l’une des principales caractéristiques des champions tenait dans le fait qu’ils répétaient, mentalement et en image (visualisation), le déroulement de leurs performances. Il a en effet été démontré qu’à capacités physiques égales, les athlètes qui s’exerçaient à la visualisation réussissaient mieux que les autres. C’est ce que l’on appelle l’avantage mental.

  • Leçon 3 : Pratiquez régulièrement la visualisation.
    Créez-vous votre gymnase mental, dans lequel vous réviserez, en pensées, les actions qui vous mèneront vers la réalisation de vos objectifs.

Chapitre 4 : Le fonctionnement de la pression

« La pression peut vous amener à donner le meilleur comme le pire de vous-mêmes », Scott Hamilton (patineur artistique américain dont personne n’avait prédit le succès en raison de sa morphologie chétive, pourtant 4 fois champion du monde entre 1981 et 1984 puis médaillé d’or aux jeux olympiques de Sarajevo de 1984).

Le corps humain réagit à la pression : notre coeur bat plus vite et notre respiration s’accélère. Personne n’est immunisé contre ce ressenti, quand bien même certains ne veulent pas l’admettre. Toutefois, et malgré le fait que la pression ait mauvaise presse en raison de l’inconfort qui l’accompagne, c’est aussi grâce à elle que nous pouvons nous dépasser. En fait, c’est même grâce à elle que nous sommes poussés à donner le meilleur de nous- mêmes.

  • Leçon 4 : Apprenez à faire de la pression une amie plutôt qu’une ennemie.
    Considérez la pression comme un défi à relever plutôt que comme une menace de défaite.

Chapitre 5 : La force mentale

« La force mentale s’acquière. Elle n’est pas innée » Chris Evert (joueuse de tennis américaine considérée comme l’une des plus grandes joueuses de l’histoire après qu’elle ait remporté 18 titres du Grand Chelem et 4 Masters)

La force mentale comporte 7 caractéristiques sur lesquelles nous reviendrons en détails dans la suite de ce livre. En attendant, et pour résumer, on peut dire que les personnes dotées de force mentale pratiquent :

  1. Compétitivité : elles utilisent les déceptions ou les échecs pour revenir plus fortes au lieu de les prendre comme prétexte pour abandonner
  2. Confiance en soi : Michael Jordan déclarait qu’il se rendait sur le terrain considérant qu’il était le meilleur joueur jusqu’à ce qu’un autre lui prouve le contraire,
  3. Contrôle de soi : elles se focalisent sur ce qui peut être contrôlé et ne se laissent pas affecter par le reste,
  4. Concentration : elles utilisent leur temps pour réaliser leurs objectifs et leurs rêves
  5. Calme intérieur : elles savent garder leur sang-froid, même lorsque ça devient chaud,
  6. Courage : elles sont disposées à prendre des risques
  7. Constance : elles donnent le meilleur d’elles-mêmes, surtout et même lorsqu’elles se sentent au plus bas.
  • Leçon 5 : La compétition se gagne d’abord dans la tête.
    Pratiquez les 7 C de la force mentale, et les résultats se verront sur le terrain.

Chapitre 6 : Connaissez vos nombres

« Dans un match serré, je vérifie mon pouls. Je sais que s’il passe au-dessus de 100, cela va altérer ma façon de penser », Phil Jackson (ancien joueur et entraineur de basketball, connu notamment pour avoir entraîné Michael Jordan, et pour avoir, en tant qu’entraîneur, gagné 6 fois le titre de champion NBA avec les Bulls de Chicago et 5 fois avec les Lakers de Los Angeles).

Chacun d’entre nous fonctionne selon ce que l’on appelle la courbe de performance. Au départ, plus le stress augmente, plus la qualité de nos performances augmente. Toutefois, si le stress devient trop important, la qualité de notre prestation diminue. Il vous faut savoir à partir de quelle quantité de stress vous vous trouvez en fonctionnement optimum.

courbe de performance

Pour le savoir, vous devez identifier quel niveau de stress provoque chez vous les signes annonciateurs d’un blocage. (accélération drastique du rythme cardiaque, transpiration excessive, nausées etc.). Et il vous faut agir lorsque vous êtes à un degré de stress inférieur.

  • Leçon 6 : Connaissez votre courbe de performance.
    Vous ne pouvez pas contrôler votre performance avant de vous contrôler vous-même : cela commence par le contrôle de votre physiologie.

Chapitre 7 : Psychologie de la responsabilité

“La leçon qui m’a le plus profité, c’est de comprendre que je ne pouvais rien contrôler, en dehors de mes lancers”, Greg Maddux (ancien joueur américain de baseball, élu au Temple de la renommée du baseball – baseball Hall of Fame – en 2014)

En sport comme dans la vie vous pouvez toujours être victime d’injustices, de mauvais concours de circonstances, de jalousies etc. Cela ne doit pas être une excuse pour vous arrêter et ressasser. Les personnes qui réussissent comprennent que ce qui importe, ce n’est pas l’évènement, mais la manière dont ils y réagissent. Et nous avons toujours le choix de nos réactions.

  • Leçon 7 : Acceptez la responsabilité de ce que vous pouvez contrôler, et lâchez prise sur le reste.
    N’essayez pas de contrôler les circonstances, mais vos réactions aux évènements.

Chapitre 8 : Ne vous mettez pas en travers de votre propre chemin

« J’ai travaillé dur. Je sentais que je pouvais être à la hauteur. La seule chose qui pouvait m’arrêter, c’était moi-même ». Jim Abbott (athlète de baseball professionnel, connu pour être né sans main droite, ayant pourtant remporté, en 1991, la 3e place pour le trophée Cy Young du meilleur lanceur de la Ligue américaine) .

Dans mon métier, je suis très fréquemment confronté à des athlètes qui, malgré leur excellent potentiel, réalisent des performances médiocres, voire mauvaises, en raison de leurs peurs, de leurs doutes et de leurs conditionnements négatifs. En psychologie, la théorie de la constance cognitive explique que notre psychisme nous pousse à agir de manière cohérente avec l’image que nous nous faisons de nous-mêmes. C’est pourquoi les personnes n’ayant pas une bonne image d’elles-mêmes sont sujettes à des comportements autos-destructeurs.

  • Leçon 8 : Recherchez en quoi vous vous barrez la route. Nous avons tous des pensées et comportements qui entravent nos performances. Identifiez les vôtre et faites-en la liste. En sport, comme dans la vie, le premier pas vers le succès consiste à ne pas vous mettre au travers de votre propre chemin.

Chapitre 9 : Le niveau suivant

“Travaillez vos faiblesses jusqu’à ce qu’elles deviennent vos points forts”. Knute Rockne (ancien joueur et entraîneur américanonorvégien de football américain, connu pour avoir remporté, en tant qu’entraineur de de l’équipe des Fighting Irish, 105 matches pour 12 défaites et 5 nuls).

Les athlètes japonais travaillent beaucoup avec le concept KAIZEN, qui signifie : entrainement et amélioration quotidienne. Pas seulement dans le sport, mais également dans tous les domaines de la vie. La plupart des gens résistent aux changements. Ils préfèrent rester dans leur zone de confort. Mais le paradoxe est que parfois, il faut accepter de reculer d’un pas avant de pouvoir avancer de cinq.

  • Leçon 9 : Ayez le courage de reculer d’un pas afin de pouvoir avancer de cinq. Posez-vous honnêtement la question : Dans quels domaines êtes-vous bons, et dans quels domaines êtes-vous faibles ? Puis acceptez vos faiblesses plutôt que d’y résister et développez votre plan d’action pour en faire vos points forts.

Deuxième partie : Vivez votre rêve

Chapitre 10 : Assez bon pour rêver

En psychologie du succès, on constate que les personnes qui réussissent sont dotées de ce que l’on appelle une « Orientation Sensorielle Positive ». Cela signifie qu’elles ont une imagination très fertile avec la capacité de se projeter dans leurs rêves. Non seulement au plan visuel, mais également au plan tactile, auditif et olfactif. Ces personnes sont capables de « vivre leur vie à l’envers ». Elles se créent mentalement un futur, puis elles posent les actions nécessaires pour y vivre.

C’est exactement ce qu’a fait Dwight Smith, l’un des athlètes des Cubs (Club de baseball de Chicago) que je conseillais en 1985. Alors qu’il n’avait qu’une vingtaine d’années et que la plupart des jeunes athlètes de son âge ne parvenaient pas à visualiser leur vie au-delà du lendemain. Dwight Smith savait exactement où il désirait être trois ans plus tard. « Mack, je me vois à Wrigley Field (stade de baseball situé à Chicago sur lequel évoluent les Cubs de la Ligue nationale en Ligue majeure de baseball). Positionné pour faire un lancer parfait en League Majeure et chanter l’hymne national ».

Lorsqu’il m’informait de ses projets, Dwight Smith ne se contentait pas de voir vaguement la scène dans sa tête. Il pouvait tout visualiser dans le détail, entendre et sentir. Quatre ans plus tard, il entrait en League Majeure et finissait l’année en tant que deuxième meilleur joueur espoir. Plus tard, il chantait La Bannière Etoilée (hymne national des Etats-Unis) non seulement à Wrigley Field, mais aussi dans plusieurs stades de la Ligue Majeure. Il finit sa carrière à Atlanta, où il fut récompensé par une bague des World Series (trophée de la série finale de la Ligue Majeure de Baseball).

  • Leçon 10 : Créez mentalement le futur de vos rêves et immergez-vous à l’intérieur.
    C’est la mise en application des exercices de visualisation (leçon 3). A quoi ressemblera votre vie une fois que vous vivrez dans ce futur ? Décrivez précisément où vous vous voyez, comment vous vous sentez, avec qui vous êtes, ce que vous faîtes etc.
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Chapitre 11 : Le progrès, pas la perfection

Une fois qu’elles ont visualisé leur futur, les personnes qui réussissent parviennent à transformer leur vision en réalité. Par le biais de la fixation d’objectifs. L’art de se fixer des objectifs est un moyen d’amener le futur dans le présent afin de pouvoir agir quotidiennement. Cet art comporte 5 principes, qui peuvent se résumer par l’acronyme S.M.A.R.T :

  1. S pour SPECIFIQUE : Il ne suffit pas de se fixer quelque chose de vague comme : « je veux intégrer l’équipe nationale de football en tant qu’attaquant ». Un objectif spécifique consistera à améliorer quotidiennement votre précision au tir au but. L’objectif doit donc porter sur des actes dans votre sphère de contrôle (travailler votre précision au tir) plutôt que sur des résultats (l’admission en équipe nationale). Si vous atteignez les objectifs dans votre sphère de contrôle, le résultat prendra soin de lui-même.
  2. M pour MESURABLES : « chaque jour je pratiquerai 15 mn la précision aux tirs au buts ».
  3. A pour ATTEIGNABLE : Vos objectifs doivent être suffisamment inspirants pour vous pousser à travailler. Tout en ne se situant pas complètement hors de votre portée pour ne pas vous décourager.
  4. R pour REALISTES : Vous pouvez intégrer la réalisation de vos objectifs dans l’emploi du temps de votre vie actuelle.
  5. T pour Temporellement défini. Un objectif est un rêve avec un délai. Chaque objectif doit être réalisé dans un certain délai. J’encourage les athlètes à se fixer des objectifs quotidiens ou à court terme, plutôt que des objectifs à long terme. En effet, un moyen de réaliser ses objectifs à long terme consiste à les décomposer en objectifs à court terme.
  • Leçon 11 : Les objectifs sont des rêves avec des délais.
    Maintenant que vous avez créé votre futur, transformez votre vision en action en vous fixant des objectifs SMART. Se faisant, recherchez le progrès plutôt que la perfection.

Chapitre 12 : Ne minimisez pas le travail

Lorsque l’on se penche sur la vie des champions, on comprend que derrière la victoire d’une journée, se cachent des années de travail régulier.

C’est ce qu’illustre Bjorn Borg lorsqu’il raconte. « Je me souviens que j’avais pour habitude de prendre le train tous les jours après l’école pour m’entraîner. Puis rentrer tard à la maison, étudier, me lever le lendemain pour l’école, remonter dans le train… toutes ces années. Ça a fini par payer. Mais même si cela n’avait pas été le cas, même si je n’avais pas réussi à devenir un champion, au moins, je sais que j’aurais tout donné. Je suis monté dans le train, et j’ai essayé ».

  • Leçon 12 : Une journée de victoire consacre des années de travail acharné.
    Qu’en est-il de vous ? Êtes-vous prêts à travailler, à fournir les efforts que requière la réalisation de votre rêve ?

Chapitre 13 : Les distractions fatales

Ayant entraîné durant des années différentes équipes professionnelles dans tous types de sports, je connais plusieurs athlètes dont la carrière a été balayée ou sérieusement endommagée suite à certains de leurs choix irréfléchis.

C’est le cas de Notah Begay, un joueur de golf natif américain, qui durant le PGA Tour (circuit de golf professionnel masculin) de 1999, remporta 2 tournois. Mais, alors que 2 mois plus tard, sa ville natale d’Albuquerque lui faisait l’honneur de baptiser une journée spéciale en son nom, cet athlète de 27 ans faisait les gros titres pour conduite en état d’ivresse. Il écopa d’une peine de 7 jours d’emprisonnement, couplée à une amende et du travail d’intérêt général. Présenté à un groupe de jeunes en difficultés, il leur dit « vous regardez quelqu’un qui s’apprête à aller en prison ».

Une conséquence de la leçon précédente est que pour parvenir à vivre votre rêve, vous devez consacrer votre énergie et votre temps à la réalisation d’objectifs qui vous importent plutôt que de céder aux distractions faciles, susceptibles de briser en une nuit toutes vos années de travail.

Pour éviter de vous retrouver dans des situations qui vous mèneraient là où vous ne souhaitez pas aller, associez-vous à des personnes qui vous rendront meilleur.

  • Leçon 13 : Ne vous égarez pas en route.
    Restez concentrés sur vos objectifs et éloignés des distractions qui vous conduiraient là où vous ne souhaitez pas aller.

Chapitre 14 : La chance sourit aux audacieux

Plus que tout autre élément, c’est la peur de l’échec qui fait obstacle à la réussite, qu’il s’agisse d’athlètes ou de n’importe qui. Pourquoi ? Parce que c’est cette émotion qui crée précisément les conditions d’un échec. En effet, la peur des conséquences négatives nous agite mentalement et nous paralyse physiquement. C’est pourquoi, le fait de constamment repousser l’action – la procrastination – est une manifestation de la peur de l’échec : ceux qui procrastinent ne font rien. Et ne faisant rien, ils ne peuvent échouer. De plus, la peur de l’échec nous pousse à jouer la sécurité ; elle nous incite à miser petit ; elle nous retient de prendre un risque. Or parfois, le plus grand risque réside justement dans le fait de ne pas prendre de risque.

Comme le dit Jimmy Johnson (pilote automobile américain réputé pour avoir remporté 7 titres en NASCAR Sprint Cup Series dont 5 titres consécutivement, en 2006, 2007, 2008, 2009, 2010 puis deux autres en 2013 et 2016) :

« Préférez-vous jouer la sécurité et être bon, ou tenter votre chance et être génial ? »

  • Leçon 14 : Parfois, le plus grand risque consiste à ne pas prendre de risque.
    Ne laissez pas la peur de l’échec vous empêcher d’avancer. Détestez l’échec, mais ne le craignez jamais.

Chapitre 15 : La permission de gagner

Nous avons vu au chapitre 8 que notre psychisme nous pousse toujours à agir de manière cohérente avec l’image que nous nous faisons de nous-mêmes (principe de la constance cognitive), et ce, souvent pour le pire si nous souffrons d’une mauvaise image intérieure. Du fait de ce besoin de cohérence, nous ressentons un inconfort psychique appelé dissonance cognitive lorsque la manière dont nous nous percevons entre en conflit avec la réalité. Dans ce cas, notre psychisme nous poussera à agir pour mettre fin à cet inconfort, là aussi, parfois pour le pire.

C’est ce qui s’est passé avec Annika Sorenstam (golfeuse professionnelle suédoise dont les performances la placent comme l’une des meilleures golfeuses de l’histoire) avant qu’elle ne connaisse le succès qui fit sa renommée. Tôt dans sa carrière, cette championne confessa qu’elle avait peur de parler en public et qu’elle se sentait tellement mal à l’aise d’être le centre de l’attention qu’elle manquait délibérément des putts sur les derniers trous du tournoi, juste pour pouvoir finir seconde. Annika Sorenstam avait peur du succès, ce qui revient à une peur de l’échec, au niveau supérieur.

  • Leçon 15 : Les limites surgissent là où s’arrête votre vision. Vous ne pouvez pas aller au-delà de l’image que vous vous faites de vous-mêmes.
    Si vous ne pouvez pas vous visualisez réussir, ou que vous pensez ne pas en valoir la peine, vous risquez de vous auto-saborder. Pour réussir, commencez par vous donner la permission de gagner.

Chapitre 16 : Le feu intérieur

Le succès d’un athlète dépend de 4 facteurs :

  1. Ses habiletés physique,
  2. Son entraînement physique,
  3. Son entraînement mental,
  4. Sa motivation pour agir. Cette motivation peut provenir d’un désir de réussir ou d’une peur de l’échec. Pour atteindre le succès, il faut que le désir de réussir soit plus fort que la peur de l’échec.

C’est ce qu’explique Peggy Flamming, championne olympique de patinage artistique, lorsqu’elle affirme :

« L’essentiel est d’aimer votre sport. Ne vous entraînez jamais pour faire plaisir à quelqu’un – il faut que ce soit votre désir. Car c’est ce désir, et ce désir seulement, qui justifiera tout le travail entrepris pour atteindre le succès ».

  • Leçon 16 : Soyez motivé par votre désir de réussir plutôt que par votre peur de l’échec.
    Trouvez votre passion et faites-lui la place qu’elle mérite dans votre vie.

Chapitre 17 : Les 4 D

Une fois que vous avez un rêve (leçon 10) et une feuille de route (leçon 11). Ce sera le Dévouement (leçons 12 et 13), la Détermination (leçon 14), le Désir (leçons 15 et 16) et la Discipline qui vous permettront d’avancer jusqu’à destination. Et la seule Discipline qui dure, c’est l’autodiscipline. L’autodiscipline consiste à faire ce que vous avez à faire, au moment où vous devez le faire.

  • Leçon 17 : L’autodiscipline vous aidera à réaliser vos objectifs plus certainement que n’importe quel produit supposé « booster » votre énergie.
    Pour pratiquez les 4 D qui transformeront votre rêve en réalité, soyez orientés action. Pas de procrastination, pas d’excuses.

Troisième partie : L’état d’esprit du succès

Chapitre 18 : Tout est dans l’attitude

« Tant de joueurs rentrent sur le stade avec les mêmes capacités. La différence n’est pas leurs aptitudes mais leur attitude. C’est votre attitude, plus que votre aptitude, qui détermine votre amplitude », Dave Winfield (joueur de baseball américain élu au Temple de la renommée de baseball – Baseball hall of Fame – en 2001)

L’attitude influence la manière dont nous pensons et ressentons. Et de ce fait, elle affecte la manière dont nous agissons et réagissons. Pour insuffler de l’optimisme dans votre état d’esprit, n’oubliez pas qu’un échec ou un revers est toujours passager. Ne vous laissez pas distraire par vos doutes, et félicitez-vous de vos victoires.

  • Leçon 18 : Contrôlez votre attitude.
    Votre attitude détermine votre aptitude. Si vous pensez que vous le pouvez, vous avez probablement raison.

Chapitre 19 : Mise au banc

« Ne laissez pas ce que vous ne pouvez pas contrôler interférer avec ce que vous pouvez contrôler », John Wooden (ancien coach de basketball, considéré comme le plus grand entraîneur universitaire américain, tous sports confondus, ayant notamment remporté le 10 fois le championnat NCAA entre 1964 et 1975).

Il n’est pas facile d’être assis sur le banc, que ce soit parce que vous êtes blessés ou parce que vous n’avez pas été choisis pour disputer le match. Mais dans de tels cas, encore plus qu’à l’ordinaire, il est fondamental de conserver une attitude proactive, en vous demandant sur quels facteurs vous pouvez agir et quels facteurs vous échappent.

Demeurez proactifs même dans les moments où l’action se fait plus rare. Profitez-en pour vous exercer d’une manière différente, par exemple en analysant le jeu de vos compétiteurs ou en encourageant vos collègues.

  • Leçon 19 : Contrôlez votre attitude, même et surtout lorsque les circonstances vous sont défavorables.

Chapitre 20 : Il vous faut y croire

Dans vos rêves les plus fous, aviez-vous imaginé un tel succès si tôt dans votre carrière ?

– Absolument (Réponse de Tiger Wood, âgé de 20 ans, alors qu’il venait de remporter le tournoi de golf de 1996 à Las Vegas contre David Love III).

En psychologie, le terme auto-efficacité désigne la croyance entretenue par un individu concernant sa capacité à réussir. Notre système de croyances a un énorme impact sur notre confiance en nous, et il nous faut donc l’examiner de près pour traquer toute croyance irrationnelle qui nous serait défavorable.

Par exemple, certaines personnes ont pour croyance qu’il est honteux d’échouer. Or, les échecs font partie de la vie. Si les bébés avaient peur de l’échec, jamais ils n’apprendraient à marcher.

Simplement croire en vous n’impliquera pas que vous soyez gagnant à tous les coups. Mais cela pourra définitivement vous placer dans une meilleure position pour gagner.

  • Leçon 20 : Examinez vos croyances
    Vos croyances déterminent vos comportements, et les croyances limitantes engendrent des comportements autodestructeurs. Faites la chasse à vos croyances irrationnelles négatives. Et apprenez progressivement à croire en vous et vos capacités.

Chapitre 21 : Entre les oreilles

« Si vous ne pensez pas très bien, alors ne pensez pas trop » Ted Williams (ancien joueur de baseball américain, considéré comme l’un des meilleurs frappeurs de tous les temps).

Tout comme vous pouvez avoir des croyances limitantes irrationnelles, vous pouvez entretenir avec vous même des dialogues destructeurs. Or, ce que vous vous dites intérieurement affecte la manière dont vous vous sentez, et la manière dont vous vous sentez affecte vos comportements. Vos pensées deviennent des mots, vos mots deviennent des actes, vos actes des habitudes, vos habitudes votre personnage, et votre personnage votre destin. Vous devez donc apprendre à écouter votre voix intérieure, et déterminer si elle vous encourage ou si elle vous détruit.

  • Leçon 21 : Contrôlez vos pensées.
    Tout comme vous apprenez à viser un panier de basket, vous devez apprendre à penser de manière claire et à utiliser votre voix intérieure de manière constructive.

Chapitre 22 : Esclave ou maître

« Les émotions, particulièrement la colère, sont comparable au feu : elles peuvent cuire votre repas et vous garder au chaud, ou brûler votre maison » Cus D’Amato, (ancien entraîneur de boxe américain, connu notamment pour avoir entraîné Mike Tyson, Floyd Patterson et José Torres, tous les trois champions du monde poids lourds).

Adolescent, Bobby Jones (golfeur amateur américain ayant battu certaines stars professionnelles de son époque comme Walter Hagen ou Gene Sarazen et surnommé le Mozart du golf) pouvait l’emporter sur n’importe quel adversaire de son club de golf local, mais il avait mauvais caractère. A cette époque, le jeune Jones se lia d’amitié avec un homme plus âgé, qui travaillait à la boutique du club, et que tout le monde surnommait Grandpa Bart. A 14 ans, Jones participa au Tournoi National Amateur, dont il revint perdant.

« Bobby tu es suffisamment bon pour remporter ce tournoi », lui affirma Grandpa Bart « Mais tu ne gagneras jamais tant que tu ne parviendras pas à maîtriser ton mauvais caractère ». Jones savait que c’était vrai, mais il lui fallut attendre 7 ans avant de pouvoir remporter son 1er tournoi. « Bobby avait 14 ans lorsqu’il parvint à maîtriser l’art du golf » déclara Grandpa Bart « Mais il lui fallut attendre d’en avoir 21 pour se maîtriser lui-même ».

  • Leçon 22 : Apprenez à contrôler vos émotions ou ce sont elles qui vous contrôleront.
    Qui est sous contrôle : vous ou vos émotions ? Avant de pouvoir contrôler vos performances, vous devez apprendre à contrôler vos émotions. Achetez la solution. Pas vos émotions.
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Chapitre 23 : La peur vit dans le futur

“De tous les dangers, la peur est le pire”, Sam Snead (joueur de golf américain connu pour son image décalée, ayant remporté 82 tournois de la PGA Tour et 70 autres tournois dans le monde).

La peur est une présence invisible, une voix qui crie derrière un rideau. Et elle a la puissance que vous lui octroyez en imagination. Mais elle réside dans le futur. Lorsque vous vous concentrez sur le présent, elle ne peut pas vous atteindre. C’est pourquoi, les athlètes qui se concentrent sur leur performance n’ont pas peur.

Il vous faut accepter d’avoir peur, et agir malgré tout. Rappelez-vous : ce n’est pas la peur qui vous protège de commettre une erreur, mais votre entraînement.

  • Leçon 23 : Ressentez la peur et agissez quand même.

Chapitre 24 : Respirez et concentrez-vous !

Vous devez apprendre à vous sentir confortables dans l’inconfort, Lou Piniella (ancien joueur et manager de baseball américain ayant passé au total 40 années dans les Ligues majeures, avant de se retirer, en 2010, avec 1835 victoires en 23 saisons, ce qui le place au 14e rang de l’histoire pour le nombre de victoires).

Avez-vous déjà pénétré sous une douche froide ou dans un lac glacé ? Votre premier réflexe aura sans doute été d’en ressortir au plus vite. Mais si vous avez respiré et que vous êtes parvenus à y rester, vous aurez certainement constaté que vous vous êtes graduellement acclimatés à cette température. Eh bien c’est la même chose en ce qui concerne les performances sous pression. En apprenant à respirer et à cesser de vous focaliser sur l’inconfort ressenti pour vous concentrer sur la tâche à accomplir, vous pourrez graduellement vous désensibiliser au stress.

  • Leçon 24 : Apprenez à vous sentir à l’aise dans la nervosité.
    Utilisez votre respiration pour vous centrer sur le présent et la tâche en cours, plutôt que sur vous-même et le futur.

Chapitre 25 : Soyez là, maintenant !

“Chaque point que je marque s’inscrit dans le présent. Le point précédent n’a plus d’importance, le point suivant n’en a pas non plus”, Billie Jean King (joueuse de tennis américaine, ancienne numéro un mondiale et détentrice de 39 titres au Grand Chelem).

Parvenir à disputer un match entier dans le moment présent constitue l’apogée de la discipline mentale. Mais cette compétence ne s’acquière pas facilement. Lorsque vous agissez dans le présent, vous êtes capables de donner le meilleur de vous-mêmes. Pourquoi ? Parce que la peur ne vit pas dans le présent. Comme nous l’avons vu au chapitre précédent, la pression est due aux peurs concernant le futur et aux souvenirs des échecs passés. Une des clés pour bénéficier de toutes vos capacités est d’apprendre à reconnaitre quand votre esprit n’est plus dans le présent.

  • Leçon 25 : Apprenez du passé, préparez-vous pour le futur, agissez dans le présent.

Chapitre 26 : Hâtez-vous lentement

“Lorsque vous vous trouvez dans un trou, la première règle est d’arrêter de creuser” Equipe des Cardinals de l’Arizona (League Nationale de Football Américain)

Lors de camps d’entrainements sportifs, j’aime bien démarrer la semaine en demandant aux jeunes athlètes de participer à un jeu. Celui-ci est susceptible de déterminer lequel d’entre eux est le plus rapide du camp. Je commence mon discours ainsi. « Maintenant, je vais compter jusqu’à trois. Et à trois, j’aimerais que chacun d’entre vous courre jusqu’à la barrière la plus proche ». J’accompagne mes mots par un rapide regard à la clôture, une centaine de mètres derrière moi.

A trois, tous les campeurs se mettent à sprinter. Du plus lourd au plus léger, il se précipitent droit devant eux, jambes agitées, bras tendus, le vent arrachant leurs casquettes. Après avoir atteint ladite clôture, haletants et épuisés, ils réalisent qu’il y avait une autre clôture, beaucoup plus proche, 20 mètres derrière eux. S’ils avaient ignoré mon signal verbal, ils auraient pu l’atteindre en quelques secondes, sans s’essouffler, sans se fatiguer.

Parfois, la meilleure action : c’est l’inaction. Dans certains cas, comme on vient de le voir, aller trop vite peut vous ralentir. Lorsque vous êtes stressés, votre univers s’accélère. Vous ressentez un sentiment d’urgence croissant. Vous devenez comparable au lapin blanc d’Alice au Pays des Merveilles. Alors, vous voulez tout terminer au plus vite, et plus vous vous hâtez, plus vous commettez d’erreurs. Vous passez en mode « faut que » : « Faut que je fasse ci, faut que je fasse ça ». C’est le signe qu’il est temps pour vous de poser votre pelle et d’arrêter de creuser. Prenez une pause, regardez autour de vous, et revenez dans le présent.

  • Leçon 26 : Soyez dans le tempo plutôt qu’au taquet.
    Plus vous vous pressez, plus vous arriverez en retard. Lorsque vous commencez à agir précipitamment, c’est que vous n’êtes plus dans le présent.

Chapitre 27 : Ne forcez pas

« Moins vous y mettrez de tensions et d’efforts, plus vous deviendrez rapides et puissants », Bruce Lee.

Le sport glorifie la force. Les entraîneurs exigent de leurs athlètes qu’ils se donnent à 110%, ignorant que mathématiquement, c’est impossible. La vérité, c’est que les muscles et la force ne sont pas tout. Forcer, comme le font les athlètes lorsqu’ils se sentent sous pression, est le plus souvent contreproductif.

C’est l’expérience qu’en a fait Jay Novacek (joueur majeur de la ligne offensive de l’équipe des Cowboys de Dallas – football américain -, victorieuse des Super Bowls XXVII, XXVIII et XXX) alors qu’il faisait partie de l’équipe de course de son université. A cette époque, les membres de l’équipe reçurent pour instruction de courir 800 mètres au plus vite de leurs capacités. Plus tard, l’entraîneur leur demanda de courir la même distance, cette fois-ci à 90% de leurs capacités. Ils constatèrent avec surprise qu’ils obtenaient de meilleurs temps lorsqu’ils se donnaient à 90% plutôt qu’à 100%. Cela s’explique par le fait que les muscles volontaires sont organisés par paires opposées. La course, et de nombreux autres sports, sont pratiqués plus efficacement lorsque certains muscles se contractent tandis que d’autres se détendent.

  • Leçon 27 : Trop essayer engendre la sous-performance.
    Ne forcez pas, que ce soit avec vos muscles ou avec votre cerveau.

Chapitre 28 : Observez, simplement !

“ Je vois la balle, je frappe la balle”, Ken Griffey Jr (joueur de baseball américain élu au Temple de la renommée de baseball – Baseball hall of Fame – en 2014).

Lorsque nous pratiquons un sport, nous avons tendance à sur-analyser. Demandez l’avis de 10 instructeurs de golf et vous obtiendrez 10 conseils différents, sur comment tenir le club, comment faire pivoter vos hanches, ou encore comment transférer le poids de votre corps lors d’une frappe. Certains entraîneurs bien intentionnés rendent en réalité le jeu trop complexe. Il se dit d’ailleurs que si les instructeurs de golf avaient pour mission d’enseigner la sexualité, la civilisation viendrait à s’éteindre. Ne faites pas comme les instructeurs de golf et simplifiez-vous la tâche : jouez avec vos yeux, pas avec vos idées.

  • Leçon 28 :  Si votre esprit commence à vagabonder, ce sera également le cas de vos performances.
    Gardez vos yeux centrés sur la tâche à accomplir en pensant à ce que vous faites, pas à comment vous le faites.

Chapitre 29 : Au bout du compte

“La volonté de gagner est importante, mais la volonté de se préparer pour gagner est vitale”, Joe Paterno (joueur et entraineur de football américain universitaire le plus victorieux de l’histoire du football américain universitaire avec 409 succès en division I).

Selon vous, quel est le critère le plus important pour maîtriser votre mental ? Dans le doute, j’ai demandé l’avis de centaines d’entraîneurs et d’athlètes professionnels au cours des 20 dernières années. Et la réponse est toujours la même : la Confiance.

Lorsque vous avez confiance, vous pouvez vous détendre et donner le meilleur de vous-même. Mais alors d’où vient cette confiance ?

Les grands athlètes disent la ressentir lorsqu’ils savent qu’ils sont préparés physiquement et mentalement à tout ce qui pourrait se passer – de prévisible – dans la compétition. Ils ont visualisé non seulement les meilleurs scénarios possibles, mais également leurs réactions dans des situations désagréables et difficiles.

  • Leçon 29 : Préparez-vous un maximum afin de stresser un minimum.
    Agissez d’abord mentalement (visualisation) avant d’agir physiquement. Vous aurez ainsi une impression de déjà-vu, qui vous mettra en confiance.

Quatrième partie : Dans l’action

Chapitre 30 : Faites-vous confiance

Mieux vaut être décisif qu’avoir raison. Car, comme l’expliquait le regretté Harvey Penick (Coach de golf américain ayant entraîné de nombreux joueurs élus au Temple de la renommée), si vous êtes indécis, que vous avez des doutes ou que votre esprit manque d’engagement, votre corps ne sera pas quoi faire !

Pour apprendre à être décisif, vous devez comprendre l’importance de la routine. Une routine est une action (ou série d’actions) que vous effectuez régulièrement dans un but précis. Et que vous pouvez contrôler. La pratique consciente de votre routine vous mènera à l’habitude inconsciente du succès. Une fois que vous avez réfléchi à votre routine et que vous l’avez mise en oeuvre régulièrement, il est temps de sortir de votre tête et de passer dans votre corps.

Éteignez votre esprit analytique : Passez du mode réflexion au mode confiance. Vous ne pouvez pas penser et agir en même temps.

  • Leçon 30 : Vous devez être engagé à 100% pour chaque action. Si vous avez des doutes, votre corps ne saura pas quoi faire.
    Laissez vos routines vous faire basculer du mode réflexion au mode confiance.

Chapitre 31 : Moments de grâce

Peut-être avez-vous déjà expérimenté une compétition lors de laquelle tout s’est déroulé au-delà de vos espérances : tout s’emboîtait parfaitement, dans un timing parfait, comme si vous étiez sur pilote automatique, en contrôle total de la situation. Tous les grands athlètes connaissent ce sentiment, mais emploient des mots différents pour le décrire.  Les joueurs de baseball japonais utilisent le terme Mushin, qui traduit librement, signifie « sans mental ». Pour sa part, la star de tennis Arthur Ashe appelle cela « jouer dans la zone. »

Lorsque vous êtes « dans la zone », vous êtes passés du mode entraînement au mode confiance. Vous ne luttez pas. Vous n’avez peur de rien. Et, vous vivez le moment présent, dans un espace/temps privilégié. Les athlètes qui jouent « dans la zone » expérimentent une distorsion temporelle. Tout semble ralentir, et ils ont le temps de poser chacune de leurs actions calmement, sans indécision ni tension. Ils sont totalement absorbés.

  • Leçon 31 : La zone est la récompense pour tout votre travail et votre préparation.
    Lorsque vous l’atteignez, il vous suffit de vous laisser porter par le courant et de profiter du moment.

Chapitre 32 : Paralysé par l’analyse

En général, lorsqu’un athlète commence à éprouver des difficultés dans son sport, il a tendance à sur-analyser ses échecs. Or, trop penser amène à trop essayer. Et comme on l’a vu, trop essayer entraine la sous-performance.

C’est ce qu’illustre Cory Snyder (ancien joueur américain de baseball en Ligue Majeure), en expliquant :

« Lorsque vous êtes dans une sale phase, vous essayez de vous positionner pour un Home Run (une des actions les plus difficiles en baseball) au lieu d’en revenir aux bases. Vous commencez à forcer au lieu de lâcher prise, et vous vous laissez envahir par toutes vos pensées négatives ».

En sport comme dans la vie, il y a toujours des hauts et des bas, des victoires et des échecs. Rappelez-vous lorsque vous vous trouvez dans un trou, la première règle est de cesser de creuser (leçon 26). La clé pour sortir d’une phase difficile est d’aller de l’avant en se concentrant sur les bases et de lâcher prise quant au résultat.

  • Leçon 32 : Durant les phases difficiles, focalisez-vous sur les bases et simplifiez-vous la vie au maximum.
    Ne sur-analysez pas vos erreurs et continuez d’aller de l’avant.

Chapitre 33 : Le paradoxe de la performance

Un paradoxe se définit comme une assertion apparemment contradictoire mais pourtant vraie.

En sport, comme dans la vie, tout n’est pas noir ou blanc. Parfois c’est noir et blanc. Récapitulons 10 paradoxes fréquents dans le domaine sport, qu’il vous faut accepter pour progresser :

  • Un pas en arrière peut vous propulser cinq pas en avant (leçon 9) ;
  • La peur de l’échec rend l’échec plus probable (leçon 14) ;
  • Jouer la sécurité (et refuser de prendre un risque) peut être l’option la plus dangereuse (leçon 14) ;
  • Ralentir peut vous faire gagner du temps (leçon 26) ;
  • En faire moins peut vous apporter plus : Parfois la meilleure action, c’est l’inaction (leçon 27) ;
  • Trop vouloir contrôler amène à perdre le contrôle (leçon 28) ;
  • Bien que pour gagner, vous deviez être présent (dans votre corps), vous devez aussi être absent (de votre tête) (leçon 30) ;
  • Forcer est plus facile que lâcher prise (leçon 31) ;
  • La probabilité d’obtenir ce que vous désirez augmente lorsque vous lâchez prise quant à la réalisation de votre objectif (leçon 32).
  • Leçon 33 : Comprenez les paradoxes du sport et apprenez à jouer dans les zones grises.
Les lecteurs de cet article ont également lu :  Conversations Cruciales

Chapitre 34 : Comptez sur vos choix, pas sur votre chance

La psychologie du sport est spécialement utile à 2 types d’athlètes.

  • Ceux qui sont à l’aise à l’entraînement mais qui perdent leurs moyens en compétition.
  • Et ceux qui sont particulièrement doués mais inconstants dans leurs résultats.

Or, c’est précisément la constance qui sépare les bons athlètes des champions. Il est bien plus important d’être constant que de parvenir à une action spectaculaire, une fois.

Les champions gagnent régulièrement parce qu’ils pensent, agissent et s’entraînent de manière constante. Ils peuvent performer au plus haut niveau. Dans les bons jours comme dans les mauvais. Même lorsqu’ils ne sont pas en forme ou qu’ils ne se sentent pas à la hauteur. C’est ce qu’illustre Jack Nicklaus (golfeur professionnel connu sous le surnom de l’ours doré et considéré comme l’un des meilleurs golfeurs de tous les temps) lorsqu’il parle de « l’art de savoir bien mal-jouer ».

  • Leçon 34 : Pour réussir de manière constante, vous devez vous préparer de manière constante.
    Agissez pour devenir conformes à ce que vous voulez. Jusqu’à ce que vous deveniez conformes à la manière dont vous agissez.

Chapitre 35 : L’excellence intérieure

Notre société occidentale est tournée vers l’extérieur. Nous regardons toujours à l’extérieur de nous-mêmes pour rechercher l’approbation, admirer des héros et mesurer nos succès. Nous cherchons à l’extérieur ce que l’on ne peut trouver qu’à l’intérieur. Pour réussir, il est indispensable de rechercher à être excellent à l’intérieur de soi. L’excellence intérieure est une façon de penser et d’agir. C’est une qualité d’esprit, une mentalité selon laquelle peu importe les difficultés rencontrées, vous acceptez d’être responsables de vos pensées, sentiments et actions.

Au travers de ce livre, nous avons passé en revue plusieurs caractéristiques de l’excellence intérieur. En voici un récapitulatif :

  • Avoir un rêve : créer mentalement le futur de ses rêves et s’immerger à l’intérieur ;
  • Faire preuve d’autodiscipline : être orienté action pour transformer son rêve en réalité ;
  • Accepter la responsabilité de ses réactions : ne pas laisser ce que l’on ne peut pas contrôler interférer avec ce qui peut l’être ;
  • Être ouvert à la croissance et à l’apprentissage : accepter les paradoxes du sport et de la vie et comprendre que ce n’est pas le temps qui nous fait vieillir, mais le fait de ne plus évoluer ;
  • Être optimiste : l’attitude détermine l’altitude ;
  • Avoir confiance en soi : les limites surgissent là où s’arrête la vision ;
  • Contrôler ses émotions ;
  • Être résistant face à l’adversité et au stress : utiliser la pression comme un levier pour progresser plutôt que de se laisser tétaniser ;
  • Savoir faire preuve de patience et de persévérance ;
  • Avoir un code d’honneur (nous verrons cet aspect au chapitre 37).
  • Leçon 35 : Travaillez à l’intérieur. Cela se verra à l’extérieur.
    Le passé que l’on a laissé derrière soi et le futur qui attend devant soi importent moins que ce qui se passe à l’intérieur de soi.

Chapitre 36 : Le héros en vous

Certains pensent que les personnes à qui tout réussit sont nées ainsi. Je suis là pour vous dire qu’un champion est une personne qui est tombée de cheval une douzaine de fois. Les gens qui réussissent n’abandonnent jamais.

  • Leçon 36 : Le monde du sport est plein de héros. Tout comme la vie quotidienne.
    Il faut du courage pour évoluer et atteindre son plein potentiel.

Chapitre 37 : Un match disputé avec honneur

Les américains sont obsédés par la réussite, sous toutes ses formes. Dans notre société, si vous ne réussissez pas, vous êtes un loser. Selon une enquête menée en Floride auprès de 500 adultes. 82% pensent que les parents sont trop agressifs dans le cadre des sports pratiqués par leurs enfants. Ainsi, une mère de Caroline du Nord a été accusée d’avoir frappé un arbitre adolescent après un match. Et un père de Cleveland a frappé un garçon de 15 ans sur un terrain de football. Au Massachusetts, les pères de deux joueurs de hockey âgés de 10 ans ont été frappés à coups de cross lors d’une partie. L’un d’entre eux est décédé des suites de ses blessures.

Nous devons redéfinir la réussite. Un gagnant est un joueur qui s’éloigne de la compétition en sachant qu’il a fait de son mieux, quel que soit son classement ou sa position. « Être le premier à franchir la ligne d’arrivée fait de vous un gagnant dans une phase de votre vie. Mais c’est ce que vous faites après avoir franchi la ligne qui compte vraiment », Ralph Boston (athlète américain spécialiste du saut en longueur, champion olympique en 1960 et ayant amélioré 6 fois le record du monde de la discipline).

  • Leçon 37 : Les gens qui réussissent veulent gagner. Les déséquilibrés veulent gagner à tout prix.
    Qu’est-ce qu’un match bien joué signifie à vos yeux ? Votre philosophie du sport déterminera comment vous jouerez le match.

Chapitre 38 : Jour de Match

Les jours de match, vous devez être capables de vous isoler complètement de votre vie quotidienne, et de mettre votre « costume de scène ». De nombreux athlètes professionnels aiment mettre des lunettes noires, un casque et écouter de la musique pour les aider à se protéger du monde extérieur. Beaucoup entrent tôt dans le stade et se promènent sur le terrain, une pratique connue sous le nom « grazing ».

Les grands athlètes recherchent un équilibre dans leur vie. Les jours de match, ils trouvent leur « guerrier intérieur ». Ils savent quand le mettre en marche et lorsque le match est terminé, ils savent comment le congédier.

  • Leçon 38 : Apprenez, vous aussi, à trouver votre guerrier intérieur pour les jours de compétition.
    Sachez le mettre en route lorsque débute la bataille, et l’éteindre une fois qu’elle est terminée, pour quitter le terrain sans regret, sachant que vous avez tout donné.

Chapitre 39 : Test du Miroir

En tant que coach de performance, mais également en tant que conseiller personnel, j’ai pu voir ce que traversaient les athlètes en coulisses, à l’abri des applaudissements et des lumières de la scène. Certains d’entre eux, qui semblent, aux yeux du public, tenir le monde au creux de leur main, menaient en réalité des vies malheureuses. Les héros sportifs sont aussi des êtres humains.

C’est pourquoi, je demande toujours aux athlètes de se soumettre à un test, que je vous demanderai, à vous qui me lisez, de passer également. C’est le test du miroir. « Je suis un partisan convaincu du test du miroir », a déclaré John Mc Kay, ancien entraîneur de la NFL (National Football League, une association d’équipes professionnelles de football américain). « Je veux dire par là que vous ne devriez pas vous inquiéter pour les fans, la presse ou essayer de satisfaire les attentes de quelqu’un d’autre. Tout ce qui compte est de savoir si, au bout du compte, vous pouvez vous regarder dans le miroir et dire honnêtement à la personne que vous voyez que vous avez fait de votre mieux ».

  • Leçon 39 : Le succès vient de la tranquillité d’esprit de savoir que vous avez fait de votre mieux sur et en dehors du terrain en tant que joueur et en tant que personne.
    Quand vous quittez le match, comment voulez-vous que l’on se souvienne de vous ? Comment définissez-vous le succès ?

Chapitre 40 : La grande victoire

Adolescent, l’objectif de Michael Jordan était d’intégrer l’équipe de basket-ball de son lycée. Il garde en mémoire les sensations du jour tant attendu, où l’entraîneur devait accrocher la fameuse liste des heureux élus dans le gymnase. Seul le nom de ceux qui avaient été sélectionnés y figurait. Les yeux anxieux de Jordan sillonnèrent la liste. Son doigt en parcouru chacune des colonnes alphabétiques. Son nom n’y figurait pas. Jordan se senti sombrer. Après l’école ce jour-là, il rentra chez lui, s’enferma dans sa chambre et pleura toutes les larmes de son corps.

Heureusement, la détermination surmonta la déception. Le long et émacié jeune homme refusa d’accepter qu’il n’était pas assez bon. Il n’abandonna pas.

  • Leçon 40 : La plus grande victoire est celle qui nous remportons sur nous-mêmes. Rappelez-vous, il est toujours trop tôt pour abandonner.

Conclusion sur “Comment avoir un mental de champion” :

Mind Gym est entré dans ma vie il y a une dizaine d’années, à l’époque où je révisais pour être admise au brevet d’avocat à Genève, examen auquel on pouvait se présenter après avoir effectué un stage de deux ans – payé une misère – en étude d’avocat.

A ce stade de ma vie, je ne me voyais pas prolonger ma situation d’étudiante une seconde de plus. Déjà parce que repasser les examens m’aurait coûté cher. Mais aussi et surtout parce que les révisions avaient atteint un degré de pénibilité que je ne pouvais plus supporter. Par exemple, nous pouvions être interrogés sur des domaines aussi divers et passionnants que l’annulation d’une cédule hypothécaire ou la tenue des registres d’état civil.

Il me fallait donc réussir ces satanés examens dès la première tentative. Et c’est pourquoi je me suis mise à lire “Mind Gym” (Comment avoir un mental de champion).

Sur la forme, et bien que, comme je l’expliquais en introduction, Gary Mack utilise un vocabulaire très spécifique au milieu du sport américain, l’ouvrage est écrit simplement, avec des phrases et des chapitres courts, ce qui en facilite la lecture, surtout pour les non-anglophones. De plus, Gary Mack est très concret et illustre systématiquement chacune de ses leçons par une foule d’exemples de terrain, mais que, pour les raisons évoquées en introduction, je n’ai pu que très partiellement retranscrire dans cette chronique.

Au niveau du contenu, j’ai apprécié Mind Gym du fait qu’il permet de bien comprendre l’importance de la préparation mentale – et les différents aspects que cela implique – non seulement dans le domaine du sport, mais également chaque fois que l’on cherche à mener à bien un projet dans sa vie quotidienne. De ce fait, je trouve que Mind Gym est un excellent livre de développement personnel pour tous ceux qui sont déjà engagés dans une activité qu’ils maitrisent partiellement, et qui comptent se préparer mentalement pour gagner un concours ou devenir encore meilleurs.

A mon sens, Mind Gym est donc un livre de chevet parfait pour les étudiants qui préparent des examens. Il me semble en effet que les concours académiques font appel aux mêmes défis mentaux que les compétitions sportives (nécessité de rester focalisé, discipliné, de dépasser la peur de l’échec, de savoir pourquoi on consent à certains sacrifices, etc.) Et c’est précisément à ces problématiques que répond Gary Mack : apprendre à booster sa motivation, à rester concentrer le temps nécessaire, à se fixer des objectifs réalistes, à se visualiser réussir etc.

En ce qui me concerne, durant mes trois mois de révisions, j’ai donc lu et appliqué toutes les leçons du livre de Gary Mac et, roulement de tambour …. réussi les examens à ma première tentative.

En revanche, je dois reconnaitre que dans ce livre, Gary Mack se contente d’illustrer les différentes étapes de la préparation mentale. Cela, en indiquant comment les athlètes qu’il cite les ont mises en pratique dans leurs sports respectifs. Il n’explique toutefois pas comment lesdits athlètes sont parvenus à transformer leur état mental lorsqu’ils souffraient d’un blocage. Par exemple, comment une personne qui ne bénéficierait pas d’une « Orientation Sensorielle Positive » (chapitre 10) pourrait s’exercer à la visualisation. Ou comment une personne emprisonnée par des pensées limitantes (chapitre 8) pourrait concrètement les identifier et s’en débarrasser. Ou encore, comment maîtriser ses émotions (chapitre 22) lorsqu’elles entraînent une totale perte de contrôle de soi.

Ainsi donc, si la lecture de Ming Gym m’a aidée à réussir un examen sélectif, elle ne m’a pas débarrassée de mon amaxophobie . Et je ne pense pas qu’une préparation mentale, telle que décrite par ce livre, soit suffisante à traiter des problématiques d’anxiété plus profondes qu’un simple stress

En revanche, les conseils de Gary Mack permettent indiscutablement de renforcer son mental, ce qui est très utile pour persévérer dans la mise en œuvre de décisions difficiles (comme rompre avec une personne toxique par exemple), raison pour laquelle je recommande ce livre sans hésitation à toute personne investie dans une démarche de développement personnel.

Points forts :

  • Clair et concis
  • De nombreux exemples couvrant une large palette de situations
  • Concepts fondamentaux forts et pertinents
  • De nombreux principes à appliquer et à intérioriser

Points faibles :

  • Les exemples sont principalement destinés à un public de culture américaine (baseball et football américain)
  • Un peu redondant parfois

La note de Maria, du blog Maria Medita  :

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