Minimalisme

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Phrase-résumée de “Minimalisme – La quête du bonheur et de la liberté par la simplicité” : Face à tous les excès de notre société de consommation, Judith Crillen nous livre, dans cet ouvrage, ses conseils et son expérience minimalistes : en nous invitant à “vivre avec moins pour vivre mieux”, à nous concentrer sur l’essentiel et à choisir la simplicité, le minimalisme est la voie qui nous conduit au bonheur, à la sérénité et à la liberté.

Par Judith Crillen, 2017, 144 pages

Chronique et résumé de “Minimalisme – La quête du bonheur et de la simplicité par la liberté”

Chapitre 1 – Qu’est-ce que le minimalisme ?

1.1 – La vision de Judith Crillen sur le minimalisme

  • Le choix de l’auteure de vivre dans le minimalisme

Judith Crillen commence son livre en revenant sur son parcours personnel.

Elle nous explique, tout d’abord, comment elle a emprunté le chemin du minimalisme sans en avoir vraiment conscience. Pour elle, le minimalisme ne concernait que la décoration moderne, l’art, l’architecture mais certainement pas son intérieur rempli de jouets en désordre.

En fait, à ce moment-là, l’auteure souhaite simplement retrouver un équilibre entre sa vie privée et sa vie professionnelle.  Elle aspire également à plus de sens et a très envie de se débarrasser du superflu pour faire de la place à l’essentiel, et ce dans tous les domaines de sa vie.

C’est ainsi que, sans savoir qu’elle pratique le minimalisme, petit à petit, elle :

    • Vide sa maison,
    • Démissionne de son emploi de salariée,
    • S’éloigne de certaines relations toxiques,
    • S’arrête de consommer de manière irréfléchie,
    • Allège son agenda.

Puis, au fil de ses lectures, elle découvre d’autres minimalismes. Elle réalise que ce terme n’est pas réservé à l’art ou à l’architecture.

Enfin, elle constate que le style de vie qu’elle se construisait progressivement correspondait exactement au minimalisme rencontré dans ses lectures : un minimalisme accessible, pratique et adapté à la vie de famille.

  • La définition du minimalisme selon Judith Crillen

Le minimalisme est un cheminement vers une vie empreinte de simplicité, de sérénité et de liberté dont le fil conducteur est de vivre avec moins pour vivre mieux, tant au niveau matériel qu’immatériel.

Par conséquent, si le désencombrement de la maison est une étape indispensable, le minimalisme s’applique dans les différents aspects de notre vie : la vie sociale et familiale, les loisirs et les voyages, la santé, le développement personnel et spirituel, les finances, la vie professionnelle, etc.

Le minimalisme nous fait prendre conscience des excès du monde qui nous entoure : trop de biens matériels, de tâches à réaliser, de travail, de sollicitations, de distractions, de stress, de déchets, d’aliments dans nos assiettes…

Ainsi, le minimalisme permet d’échapper à ces excès, afin de se concentrer sur ce qui :

  • Est vraiment essentiel,
  • Donne un sens à notre vie,
  • Nous donne de la valeur : la sérénité, la bienveillance, la joie, la paix intérieure, l’amour, la créativité.

1.2 – Le minimalisme et ses préjugés

  • Quatre murs blancs et aucune décoration

Réponse : oui et non.

Même si les tons des intérieurs minimalistes sont plutôt naturels et clairs, il est tout à fait possible d’ajouter un objet de décoration coloré. L’essentiel est de ne pas surcharger son intérieur avec des objets en nombre et de toutes les couleurs.

  • Un minimaliste ne fait jamais d’achats

Réponse : non.

En effet, les minimalistes achètent de tout. La différence réside dans leur intention : ils remplacent au lieu d’ajouter. Par ailleurs, ils n’achètent pas de manière impulsive. Il leur arrive d’acheter des objets uniquement par plaisir mais ce plaisir est profond et dure longtemps après l’achat.

  • Le chemin vers le minimalisme est long et difficile

Réponse : oui et non.

Tout dépend des personnes : certains mettront plus de temps que d’autres pour s’adapter à ce nouveau mode de vie.

  • Être minimaliste, c’est seulement désencombrer

Réponse : non.

Le minimalisme est une manière de vivre avec l’essentiel sans s’encombrer de l’inutile. Le désencombrement n’est qu’une des étapes menant au minimalisme.

  • Les minimalistes sont des marginaux

Réponse : non.

Nul besoin de se retirer de la civilisation et de vivre en ermite pour être minimaliste. D’ailleurs, les profils des minimalistes sont très divers.

1.3 – Quel minimaliste êtes-vous ?

  • Le rebelle

Le rebelle est capable de tout plaquer pour recommencer sa vie ailleurs et adopter un style de vie minimaliste presque du jour au lendemain. Il a fait le choix de vivre à contre-courant et n’a pas peur d’assumer son mode de vie anti-consumériste.

  • Le décroissant

Pratiquant la simplicité volontaire, le décroissant trouve son bonheur dans les petits plaisirs du quotidien. Son intérieur est simple et désencombré. L’environnement et l’écologie sont au cœur de ses préoccupations.

  • Le pragmatique

C’est le minimaliste modéré. Il recherche un équilibre entre son idéal minimaliste et les réalités de sa vie. Il a fortement réduit ses possessions et se sent beaucoup plus léger. Son intérieur est de bon goût, désencombré, propre et bien rangé, avec des matières naturelles et des coloris clairs et neutres.

  • Le nomade

Le nomade parcourt le monde avec un sac à dos d’à peine 20 litres pour tout bagage pour pouvoir vivre des expériences en totale liberté. Il peut travailler de partout grâce à son matériel digital et hyper-connecté.

  • Le philosophe

La vie du philosophe est simple, empreinte de spiritualité et de sagesse. Celui-ci n’a besoin de presque rien. Il vit au rythme de la nature. Il aime pratiquer la spiritualité.

  • L’élégant

Le monde de l’élégant est luxueux. Son intérieur est moderne, épuré, spacieux et lumineux. Il apprécie la mode, le design d’intérieur, l’art. Il aime se ressourcer dans un spa ou un centre de bien-être.

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  • Hors catégorie, vous êtes un peu de tout

En réalité, on correspond souvent à plusieurs aspects de ses profils ou à aucun, car chacun adopte le minimalisme pour des raisons qui lui sont personnelles.

1.4 – Les bienfaits du minimalisme

  • Un gain de temps appréciable

Le minimalisme permet de gagner du temps dans la réalisation de certaines activités :

    • On fait moins d’achats ;
    • Il est beaucoup plus rapide et facile de ranger et de nettoyer : moins d’équipements ménagers à nettoyer, moins de vêtements à laver, à repasser, à plier et à ranger ;
    • On passe moins de temps à décider quels habits porter ou quels produits utilisés.

En ayant besoin de peu, nous gagnons beaucoup de temps, du temps de qualité pour nous-même mais aussi pour les autres.

  • Moins de stress

Moins nous avons de tâches à réaliser, plus nous gagnons en sérénité.

En effet, le fait d’alléger notre agenda, de supprimer certaines activités inutiles, nous permet d’être plus zen et de consacrer plus de temps à nos proches ou à des activités que nous estimons plus intéressantes. Finalement, nous devenons plus disponibles, plus libres !

D’autre part, vivre dans un espace minimaliste et visuellement dégagé est beaucoup plus reposant. Nous sommes plus sereins.

  • Un regain d’énergie

Plus de temps et moins de stress, c’est aussi plus d’énergie pour faire ce qui nous tient vraiment à cœur. Le mode de vie minimaliste permet de s’investir dans des activités que nous aimons et ensuite retrouver un élan d’énergie pour les tâches plus rébarbatives.

  • Faire des économies

Le minimalisme consiste à se concentrer sur l’essentiel. Cela signifie, ne plus être influencé par la publicité ou la société de consommation. Ainsi, moins enclins à faire des achats et à consommer à outrance, nous faisons des économies.

  • Un esprit clair

Il existe un lien certain entre nos possessions matérielles, nos émotions et notre santé mentale. Lorsque nous faisons de la place dans nos armoires, nous mettons également de l’ordre dans nos idées. Le minimalisme favorise ainsi la clarté mentale et la tranquillité d’esprit.

  • Une sensation de légèreté et de liberté

Vivre avec peu, c’est aussi être plus libre. Tous les objets que nous possédons nous enchaînent et nous retiennent dans le passé. Ce sont eux qui nous possèdent, pas nous.

Adopter le minimalisme, c’est, en effet, ressentir plus de liberté dans nos choix car nous nous sentons libres de saisir ou non une opportunité qui s’offre à nous. De plus, le minimalisme nous rend libres de nos mouvements.

  • Être en meilleure santé

Beaucoup de personnes se sentent débordées voire épuisées. Dans une démarche de minimalisme, en supprimant les tâches et rendez-vous que nous estimons finalement peu importants, nous avons plus de temps pour prendre soin de nous, nous détendre et nous reposer.

Le minimalisme peut s’appliquer à différentes sphères de notre vie. Ainsi, que l’on fasse de la place dans nos placards, notre agenda ou notre liste de tâches, au final, nous nous sentirons moins stressé, moins frustré et de bien meilleure humeur.

  • De meilleures relations

Le monde actuel est fait de compétition (le plus gros salaire, la plus belle voiture, la plus grande maison, les plus beaux vêtements…). Or, selon l’auteure, quand on s’extrait de cette compétition, nos relations avec les autres deviennent plus authentiques :

Le minimalisme nous offre ce bénéfice inattendu d’être pleinement nous-mêmes, sans artifice ni logo de marque. C’est de cette authenticité que naissent les vraies relations et les vraies amitiés.

1.5 – Se simplifier la vie grâce au minimalisme

La simplicité est le fil conducteur du minimalisme.

  • Revenir à l’essentiel

Avec le minimalisme, nous prenons conscience de ce que nous voulons faire de notre vie. Plus serein, nous avons plus de temps pour y réfléchir, faire le point et prendre soin de nous.

En fait, le minimalisme nous donne l’énergie et la motivation indispensables pour nous rapprocher le plus possible de nos rêves et de ce que nous voulons vraiment faire de notre vie.

  • Vivre simplement pour vivre mieux

Pour Judith Crillen :

Vivre simplement, c’est apprendre à vivre en harmonie avec soi-même et avec les autres en fonction de nos valeurs, de nos besoins et de nos envies. C’est privilégier l’être et non l’avoir, c’est préférer les amitiés durables aux relations superficielles, c’est se connaître et s’accepter tel que nous sommes, c’est se contenter de ce que nous avons au lieu de toujours vouloir plus, c’est consommer de manière raisonnée, c’est préférer la qualité à la quantité, c’est savoir patienter aussi, c’est savoir apprécier la vie dans sa plus grande simplicité.

  • Les motivations personnelles

L’auteure nous invite à nous interroger sur ce qui nous pousse à vouloir nous simplifier la vie. Elle nous propose de répondre aux questions suivantes :

    • Qu’est-ce qui rend ma vie si compliquée ?
    • Quels sont les domaines de ma vie que je voudrais simplifier ?
    • Qu’est-ce qui me rend heureux et à quel moment ?
    • Suis-je prêt à privilégier l’être sur l’avoir ?
    • Comment faire pour me contenter de peu et vivre simplement ?
    • Dans quel monde ai-je envie de vivre ?
  • La simplicité intérieure

Dans le minimalisme, la simplicité intérieure est vraiment importante en vue de se concentrer sur les choses essentielles de la vie.

Toutefois, il est tout à fait possible de travailler les aspects pratiques et matériels comme le désencombrement dans un premier temps puis de développer sa simplicité intérieure par la suite. Il faut se fier à son ressenti et à ce qui compte le plus pour nous en ce moment de notre vie.

  • Le pouvoir des habitudes

Prendre conscience de nos habitudes et les examiner nous aide à sélectionner celles qui nous conviennent et celles qui nous font du bien.

C’est, en effet, en remplaçant nos mauvaises habitudes par de nouvelles habitudes que notre vie deviendra plus simple.

Ainsi, après avoir listé plusieurs exemples d’habitudes à remplacer, Judith Crillen nous propose quelques conseils en vue d’installer une nouvelle habitude durablement :

    • Se concentrer sur une seule habitude à la fois pendant trente jours avant de passer à une autre habitude ;
    • Pratiquer au quotidien ;
    • En faire un défi de trente jours ;
    • En parler ;
    • Suivre ses progrès en tenant un journal ;
    • Proposer à un de ses amis de relever le défi avec nous ;
    • Rester motivé : en s’octroyant une récompense à la fin de chaque habitude par exemple ;
    • Rester positif ;
    • Éliminer toutes ses pensées négatives et les remplacer par des pensées positives.
  • Créer des rituels

Les rituels et les routines simplifient considérablement la vie et donnent à nos journées un sentiment de calme et d’ordre.

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Ainsi, l’auteure nous fait part de 7 étapes à suivre à ce propos :

    • Première étape : faire la liste de toutes les tâches quotidiennes et hebdomadaires liées à notre vie personnelle et familiale.
    • Deuxième étape : faire de même avec les tâches habituelles professionnelles.
    • Troisième étape : regrouper les tâches similaires de chaque liste pour les traiter ensemble, l’une après l’autre.
    • Quatrième étape : créer des rituels quotidiens.
    • Cinquième étape : créer des rituels hebdomadaires en répartissant les tâches hebdomadaires sur la semaine, en fonction de nos habitudes et de nos contraintes (pas plus de deux ou trois de ces tâches par jour).
    • Sixième étape : mettre en place ces rituels quotidiens et hebdomadaires pendant une semaine, puis ajuster si besoin.
    • Septième étape : observer la magie des rituels. 

Chapitre 2 – Le chemin vers le minimalisme

2.1 – Comment devenir minimaliste

  • Combien de temps pour devenir minimaliste ?

Devenir minimaliste est un processus qui peut prendre du temps. En effet, nous devons choisir volontairement ce qui fait partie de notre vie ou non, que ce soit des objets, des personnes, des activités, des idées, etc.

En devenant minimaliste, nous passons généralement tous par plusieurs étapes importantes listées ci-dessous.

  • Première étape : une remise en question

À un moment donné de notre vie, nous prenons conscience de la masse d’objets que nous accumulons, de toutes nos activités, de la quantité de travail et du peu de temps que nous avons.

Cette prise de conscience nous amène à une remise en question concernant ces excès qui va nous permettre de nous concentrer sur ce qui est essentiel pour nous.

Nous devons apprendre à nous détacher du matérialisme ambiant dans lequel nous vivons. Selon l’auteure :

Il est de notre responsabilité de ne plus continuer dans la voie de l’hyper-consommation et de commencer dès à présent à changer nos habitudes.

  • Deuxième étape : se séparer de nos peurs

Ces peurs sont celles de :

    • Se débarrasser d’objets dont nous aurions peut-être un jour besoin,
    • Regretter,
    • Manquer,
    • Faire de la peine à quelqu’un.
  • Troisième étape : passer à l’action pour de bon

Il s’agit là de nous débarrasser de tout ce qui nous encombre et ne nous rend pas heureux, qu’il s’agisse d’objets, d’activités ou de tout autre aspect de notre vie.

Il est assez difficile de se débarrasser de certaines de nos possessions matérielles. C’est ici que les deux premières étapes du processus vers une vie minimaliste vont nous permettre de nous détacher facilement de ce genre d’objets.

2.2 – Garder la motivation

  • Faire face à une perte de motivation

Tout d’abord, il ne sert à rien de nous culpabiliser lorsqu’on subit une baisse de motivation : la motivation est fluctuante par définition. Il est donc normal de ne pas être au top tous les jours.

Le moment est peut-être venu de faire une pause, de réfléchir à nos difficultés et d’adapter nos objectifs.

  • Se faire plaisir

Pour l’auteure :

Savoir nous faire plaisir et nous récompenser des efforts fournis permet de garder notre motivation intacte et nous encourage à continuer vers une vie toujours plus belle et en phase avec les valeurs du minimalisme.

  • Des défis pour garder la motivation

Judith Crillen nous explique que, pour garder la motivation, elle a utilisé ce que les minimalistes Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus appellent le « MinsGame ».

Cela consiste à désencombrer un objet le premier du mois, deux objets le jour 2, trois objets le jour 3, et ainsi de suite jusqu’à la fin du mois.

La motivation est alors stimulée par :

  • L’engagement public : chaque jour du défi “MinsGame“, il est suggéré de poster une photo de son désencombrement sur les réseaux sociaux ;
  • Le dépassement de soi ;
  • L’effet de groupe : certaines personnes organisent ce défi en groupe ;
  • La motivation mutuelle avec d’autres ;
  • Les petits pas.

2.3 – Changer nos comportements

  • Moins consommer, mieux consommer

Il y a de nombreuses petites actions que nous pouvons faire au quotidien pour consommer moins mais mieux. L’auteure nous en cite quelques-unes :

    • Avant toute dépense, prendre le temps de la réflexion (pour éviter notamment les achats impulsifs) ;
    • Lorsque nous brûlons d’envie d’acheter quelque chose, se demander si nous avons réellement besoin de cet objet ;
    • S’interroger sur combien d’heures de travail vaut l’objet que nous voulons acheter ;
    • Se demander si la valeur de l’objet vaut les heures de liberté dont on se prive pour l’acheter ;
    • Supprimer toutes les cartes de fidélité qui ne nous offrent pas de réel bénéfice ;
    • Éviter les soldes qui nous poussent à acheter plus.

Consommer mieux, c’est donc consommer :

    • Autrement : il s’agit de toujours préférer la qualité à la quantité, et ce, pour tout (produits de première nécessité ou pas)
    • De manière durable : circuits courts, produits locaux, fruits et les légumes de saison, magasins de seconde main et dépôts-ventes.
  • Apprendre à dire “non”

Dire “non” à certaines choses, c’est dire “oui” à d’autres. Refuser ce qui ne nous convient pas, c’est s’affirmer et vivre pleinement sa vie. Refuser un rendez-vous, c’est accepter de passer ce temps comme bon nous semble, c’est respecter nos besoins. Et il n’y a aucune raison de se sentir coupable pour cela.

Notre temps est précieux, beaucoup plus que l’argent. Il est alors primordial de protéger son emploi du temps.

2.4 – Les cinq erreurs à ne pas commettre

  • Compter vos possessions

En réalité, le nombre n’est pas important. Il s’agit d’avoir juste l’essentiel pour vivre mieux avec moins et pour vivre une vie qui fait sens pour nous : ni trop, ni trop peu !

  • Se concentrer uniquement sur les objets

Désencombrer notre intérieur est une étape fondamentale vers une vie minimaliste. Cependant, ce n’est pas suffisant.

Posséder beaucoup est souvent le symptôme d’un problème plus important dont il faut s’occuper. Ainsi, pour amorcer un changement significatif et durable, il peut être nécessaire de creuser ces questions :

    • Pour quelles raisons possédons-nous autant ? Est-ce lié à la peur de manquer, à des frustrations, à une éducation dans l’hyper-consommation ?
    • Pourquoi voulons-nous devenir minimaliste ? Pour une vie pleine de sens, se sentir libre, changer ses habitudes de consommation, réduire son impact écologique, parce qu’on vit dans un petit studio ?
    • A quoi voulons-nous que ressemble notre vie ? Quel style de vie minimaliste aspirons-nous ?
    • Qu’est-ce qui nous freine dans notre progression vers un style de vie minimaliste ? Le jugement des autres, la peur de manquer, de mal faire ?
  • La dernière séance de shopping

Vous avez déjà suivi un régime ? La veille de commencer votre régime, vous vous dites exactement ceci : “Je vais bien en profiter aujourd’hui car demain je commence mon régime…”[…] C’est un piège dans lequel vous pourriez tomber avant de vous mettre au minimalisme.

Si on décide de vivre avec moins, il est indispensable de commencer par limiter ses achats de manière significative. Il nous faut, en effet, nous familiariser avec l’idée de posséder moins et stopper net les achats impulsifs.

  • Jeter le superflu de façon non responsable

Lorsqu’on entame un désencombrement, la plupart de nos objets finissent à la poubelle. Or, au lieu de jeter, l’auteure nous suggère d’autres solutions, meilleures, telles que revendre, donner ou échanger.

Elle nous invite également à réfléchir à l’écologie, au partage, à l’économie et aux conséquences sociales de nos choix.

  • Juger et critiquer les autres

On doit, au contraire, inspirer et encourager les autres ou son entourage à une vie minimaliste. Pour cela, il suffit d’expliquer de manière positive et constructive, sans imposer sa vision et sans jugement ni critique, comment le minimalisme a changé notre vie.

Chapitre 3 – Le minimalisme au quotidien

3.1 – Le minimalisme dans l’assiette

Simplifier son alimentation permet d’améliorer sa santé et de retrouver le plaisir des plats simples réalisés avec des ingrédients bruts, naturels et de saison.

  • Manger moins mais mieux

Il s’agit, en fait, de manger :

    • Plus sainement,
    • Plus lentement,
    • En appréciant vraiment le moment du repas.
  • Éliminer les aliments transformés

Ceux-ci sont plein de sel, de sucre, d’additifs mauvais pour la santé et trop riches en graisses.

Judith Crillen conseille de :

    • Éliminer les aliments transformés autant que possible ;
    • Adopter une alimentation simple et naturelle ;
    • Utiliser des ingrédients bruts et de base ;
    • Choisir des aliments dont la liste des ingrédients est la plus courte.

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  • Cuisiner simple

Pour cuisiner simple, seulement quelques ingrédients et ustensiles d’usage courant sont nécessaires. Une trentaine de minutes suffit.

La cuisine minimaliste privilégie les recettes simples, composées de fruits et de légumes de saison avec peu de produits d’origine animale.

  • Planifier les repas de la semaine

L’auteure suggère de planifier un type de plat par jour de la semaine.

  • Prendre le temps

L’auteure propose de se préparer des petits repas avec de vrais ingrédients et de s’asseoir pour déguster, en savourant chaque bouchée.

  • Prêter attention à son corps

Écouter son corps nous permet de mieux le connaître et d’en prendre soin.

Par ailleurs, prendre conscience des sensations ressenties permet de nous arrêter de manger dès que nous sommes rassasiés et donc de manger moins.

3.2 – Le minimalisme et l’argent

Judith Crillen énonce, dans cette partie, quelques conseils pour nous aider à améliorer notre relation à l’argent et ne plus l’appréhender comme une source de stress.

  • Adopter la modération

  • Se contenter de peu

Pour se contenter de peu, il faut changer d’état d’esprit : apprendre à être reconnaissant, pratiquer la gratitude et profiter des petits instants de bonheur que nous vivons au quotidien.

  • Éviter les achats impulsifs

Pour cela, il devient indispensable de ne pas se laisser manipuler par les publicités ou les promotions.

  • Suivre ses dépenses et son budget

Il est nécessaire d’établir un budget approprié en fonction de ses revenus et de ses dépenses.

  • Créer un budget minimaliste

Pour cela, il nous faut savoir faire la distinction entre les dépenses obligatoires et les dépenses accessoires.

  • Mettre de l’argent de côté pour un projet

Plutôt que de dépenser notre argent dans des choses superflues, l’auteure nous invite à économiser uniquement pour un grand projet ou quelque chose dont nous avons vraiment envie. Selon elle, le fait d’économiser pour s’offrir quelque chose qui nous fait vraiment plaisir nous permet d’apprécier notre achat plus que si nous l’avions eu immédiatement.

3.3 – Le minimalisme digital

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  • Quelques bonnes raisons de se déconnecter

Les statistiques montrent à quel point nous sommes devenus dépendants de notre smartphone. Pourtant, en se déconnectant, on bénéficie de :

    • Plus de présence à soi et aux autres,
    • Plus de liberté,
    • Un meilleur sommeil,
    • Plus de temps,
    • Une plus grande efficacité.
  • Les réseaux sociaux

L’auteure livre ici quelques astuces pour appliquer le minimalisme aux réseaux sociaux :

    • Remplacer les amis par des personnalités inspirantes ;
    • Limiter le nombre de personnes que nous suivons en visant toujours la qualité ;
    • Utiliser Twitter plus que Facebook qui, selon l’expérience de l’auteure, est une meilleure plateforme pour suivre des personnes inspirantes ;
    • Transférer ses « connaissances » liées au travail sur LinkedIn ;
    • Purger ses réseaux sociaux et les reconstruire sur la base de nouveaux critères : le sens, l’inspiration et le refus de la quantité.
  • Se déconnecter du monde virtuel

Judith Crillen énonce cinq stratégies pour vivre le minimalisme digital :

    • Faire une soirée sans écran une fois par semaine ;
    • Prévoir des matins calmes ;
    • Consulter ses e-mails deux fois par jour uniquement ;
    • Se déconnecter complètement le week-end ;
    • Choisir de vivre sans écran.
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Dès lors, l’auteure propose de pratiquer cela pendant une semaine ou deux, durant un mois, pendant vos vacances, etc.

Il existe, en fait, différents degrés et de nombreuses façons de vivre le minimalisme digital. À nous de trouver l’équilibre et la juste dose d’écran qui correspond à notre rapport actuel au monde virtuel.

3.4 – L’écologie

Selon l’auteure, le minimalisme est une bonne réponse aux problèmes écologiques et environnementaux actuels.

  • Une utilisation de moins de ressources environnementales

Dans une démarche minimaliste, nous utilisons moins de ressources : l’idée est, en effet, de consommer de manière éthique et durable, en privilégiant une meilleure qualité plutôt qu’une grande quantité.

  • Un choix personnel, éthique et durable

Dans une démarche minimaliste, il est tout à fait possible de céder à ses envies. Cependant, ce choix doit être conscient. Il se veut écologiquement et éthiquement orienté.

  • Les générations futures

Le minimalisme est, par essence, écologiquement positif et mérite d’être transmis à nos enfants.

3.5 – Un agenda de minimaliste

Dans cette partie, Judith Crillen liste ses conseils pour alléger son emploi du temps et s’accorder du temps rien que pour soi.

  • Alléger sa liste de tâches

Selon le principe de Pareto, 80 % de nos résultats sont le fruit de 20 % de nos efforts. Par conséquent, pour se concentrer sur l’essentiel, l’auteure propose de :

    • Tous les soirs : faire la liste des tâches du lendemain ;
    • Chaque matin : choisir les trois tâches les plus importantes de la journée et se concentrer sur celles-ci.
  • Les rendez-vous

L’idée est d’éliminer les activités qui nous encombrent. Selon l’auteure, sont importantes, seules les activités :

    • Qui nous amènent vers quelque chose de meilleur ou vers un de nos objectifs ;
    • Qui sont vraiment nécessaires ;
    • Auxquelles on a vraiment envie de participer.

Pour savoir si une activité est vraiment importante pour vous, demandez-vous ce qu’il se passerait si vous n’y participiez pas.

  • La gestion du temps

Selon l’auteure, nous devons :

    • Prendre conscience des activités qui nous pèsent, puis les éliminer ou les déléguer ;
    • Privilégier un temps de repos et bénéficier d’un moment rien qu’à nous : ceci nous donnera plus d’énergie pour faire face aux autres activités.
  • Du temps pour soi, du temps pour ne rien faire

Si nous pensons ne pas disposer d’assez de temps pour nous, l’auteure propose ici quelques idées :

    • Se lever une heure plus tôt que les autres pour profiter du calme au petit jour ;
    • Déjeuner dans un parc, seul, à 11 h 30 ;
    • Arriver à ses rendez-vous 15 minutes plus tôt et profiter du temps d’attente pour se détendre ;
    • Planifier un rendez-vous avec soi-même ;
    • Se coucher 15 minutes plus tard ;
    • S’octroyer un jour de congé ;
    • Prendre un bain chaud.

L’auteure souligne également qu’il est important d’avoir, chaque jour, un peu de temps à soi, pour ne rien faire.

3.6 – Le minimalisme dans les relations

  • Les relations amicales

Le minimalisme privilégie les relations qui nourrissent, inspirent et encouragent à être meilleurs. A nous de choisir les personnes avec qui nous décidons de passer du temps, celles qui nous accompagnent dans notre vie.

  • Les relations familiales

Quand on devient minimaliste, il est parfois nécessaire d’expliquer aux membres de notre famille qui nous sommes aujourd’hui. Nous pouvons alors leur raconter ce en quoi nous croyons, nos aspirations, nos forces, nos faiblesses et ce qui donne un sens à notre vie.

  • Les relations professionnelles

Les meilleures relations professionnelles à entretenir sont celles qui :

    • Nous inspirent,
    • Nous correspondent ou nous complètent,
    • Permettent des échanges enrichissants.

Notre temps est précieux. Consacrons-le uniquement à des gens précieux.

3.7 – Prendre soin de soi

Le minimalisme permet de revenir à l’essentiel et donc à soi, profiter du moment présent et l’apprécier vraiment.

Le conseil de Judith Crillen est de pratiquer un rituel matinal. Se lever tôt le matin permet d’être moins pressés par le temps et donc moins stressés. Cela est source de plus d’énergie pour la journée.

L’exemple de rituel matinal proposé par l’auteure consiste en :

  • Méditer : inutile de faire de longues séances de méditation, l’important est de le faire régulièrement.
  • Faire de l’exercice : l’idéal est de faire un peu d’exercice tous les jours, en privilégiant les activités physiques qui ne nécessitent pas de matériel trop spécifique.
  • Pratiquer la gratitude : nous devons apprendre à apprécier ce que la vie nous offre, apprécier à leur juste valeur chaque moment, objet, personne. Cette philosophie de vie se base sur le contentement, le respect et la bienveillance.

Pour apporter plus de gratitude dans notre vie, il est possible de :

  • Tenir un journal de gratitude dans lequel on notera, chaque jour, trois choses pour lesquelles on ressent de la gratitude ;
  • Finir la journée sur une note de gratitude ;
  • Remercier les autres le plus possible. 

Chapitre 4 – Le minimalisme matériel

4.1 – Un intérieur minimaliste

L’auteure liste six principes de base à garder en tête pour donner un style minimaliste à son intérieur :

    • Désencombrer les pièces au maximum ;
    • Dégager toutes les surfaces et ranger les objets à l’abri des regards ;
    • Opter pour le monochrome ;
    • Installer du mobilier minimaliste ;
    • Utiliser des matériaux nobles et naturels ;
    • Limiter les objets de décoration.
  • Dans le séjour

L’idée est de concevoir l’espace avec :

    • Des couleurs adéquates, comme le blanc qui agrandit la pièce (à éviter toutefois pour le canapé et les rideaux si on a des enfants : dans ce cas, opter pour des matières facilement nettoyables et moins salissants comme le gris),
    • Du mobilier aux design simple et léger,
    • Une décoration minimale,
    • Des luminaires et le revêtement au sol pour apporter de la chaleur.
  • Dans la chambre à coucher

Judith Crillen nous conseille de :

    • Garder la chambre en ordre et d’éviter les piles de vêtements,
    • Limiter les objets décoratifs,
    • Opter pour des couleurs claires et neutres sur les murs,
    • Supprimer tous les appareils électroniques,
    • Éviter de ranger des boîtes ou autres affaires sous le lit,
    • Ne pas y amener d’éléments qui nous font penser à notre travail,
    • Réduire le mobilier à son strict minimum : il doit être fonctionnel, avec un design simple, des lignes épurées et droites,
    • Choisir une décoration minimaliste, monochrome et légère.
  • Dans la cuisine

    • Commencer par un grand rangement par le vide :
      • Les armoires : les vider et les nettoyer soigneusement.
      • La vaisselle : ne conserver que celle que l’on utilise réellement et en quantité limitée (multiplier le nombre de personnes dans le ménage par deux pour connaître la quantité à garder) ; l’auteure nous propose deux options pour le cas où nous aurions beaucoup d’invités :
        • Préparer un repas que l’on peut manger avec les doigts et sans assiette ;
        • Emprunter.
      • Les ustensiles de cuisine
      • Les robots ménagers et le petit électroménager : se séparer des appareils dont nous nous ne servons pas au moins une fois par mois (nous pourrons emprunter ceux qu’on utilise moins souvent) et privilégier les appareils multifonctions.
      • Les torchons et serpillières : jeter tout ce qui est troué et usé.
    • Dégager toutes les surfaces planes, horizontales comme verticales : 
      • Retirer tous aimants et papiers accrochés au frigo et les coller sur l’intérieur de la porte d’une armoire de la cuisine.
      • Dégager ses plans de travail au maximum.
      • Ranger ses appareils ménagers dans une armoire (veiller toutefois à ce qu’ils soient accessibles facilement).
      • Nettoyer son évier et faire sa vaisselle avant qu’elle ne s’accumule.
    • Trier son alimentation, son placard à épicerie, son réfrigérateur, son surgélateur et ses produits ménagers :

Concernant les produits ménagers, seulement quelques produits de base et peu de matériel sont, en réalité, nécessaires pour nettoyer sa maison de fond en comble : du vinaigre blanc, du bicarbonate de soude, du savon noir ou savon de Marseille, quelques gouttes d’huiles essentielles, des lingettes en microfibre ou des chiffons doux, un aspirateur et de quoi nettoyer le sol.

  • Dans la salle de bain

Minimalisme - minimaliste - bonheur - liberté - simplicité

Dans cette pièce, il est indispensable de faire un grand tri dans :

  • Les serviettes et gants de toilette,
  • Le maquillage et les parfums,
  • Les produits d’hygiène et de soin,
  • Les appareils électriques,
  • Les médicaments.

Par ailleurs, les surfaces planes et les étagères doivent être dégagées au maximum.

L’auteure souligne qu’il existe, pour ceux qui veulent aller encore plus loin dans le minimalisme, des solutions hygiéniques, durables, plus écologiques et économiques que leurs équivalents classiques.

Exemples : l’huile essentielle de palmorasa au lieu du déodorant classique, lingettes lavables au lieu du coton de démaquillage, éponge konjac au lieu des crèmes de gommage, oriculi au lieu des cotons tiges, coupe menstruelle au lieu des protections hygiéniques, mouchoirs en tissu au lieu des mouchoirs en papier, version solide aux gels douche et shampoing liquide).

  • Dans le bureau

Le bureau minimaliste est situé dans un endroit calme. La table de travail doit être un espace visuellement dégagé. Il est conseillé de conserver son matériel à portée de main dans un tiroir ou une armoire de bureau.

Le bureau minimaliste présente de nombreux avantages : gain de temps, maintien d’une bonne organisation, facile à dépoussiérer, à nettoyer, à ranger et esthétiquement attrayant.

4.2 – Les vêtements

Pour parvenir à une garde-robe minimaliste, Judith Crillen nous confie s’être inspirée de l’ouvrage de Marie Kondo, “La Magie du rangement”.

  • Trier ses vêtements

Voici les conseils de l’auteure pour réaliser un tri de ses vêtements efficacement :

    • Jeter tout ce qui est troué, taché, usé, bouloché, décoloré, déformé, détendu, etc.
    • Éliminer tous les vêtements :
      • Non porté depuis l’année passée,
      • Qui ne sont pas à notre taille au jour d’aujourd’hui,
      • Dans lesquels on ne se sent pas à l’aise.
    • Ne garder que les pièces :
  • Choisir ses couleurs

    • Choisir un ton neutre comme couleur de base pour les pièces maîtresses de sa garde-robe ;
    • Compléter sa couleur de base avec un ou deux coloris secondaires ;
    • Opter pour des couleurs qui nous vont bien au teint et dont on ne se lassera pas trop vite.
  • Le nombre de vêtements

Judith Crillen nous conseille de ne pas obligatoirement nous restreindre à un nombre de pièces très limité. Cependant, selon elle, une trentaine de pièces bien choisies et au style intemporel sera suffisant pour nous constituer une garde-robe minimaliste pour de nombreuses années.

D’autre part, pour égayer et ajouter une touche de couleur ou d’originalité à nos tenues, il est judicieux de miser sur les accessoires.

Au final, ce qui est important est de rester fidèle à son style, à ses couleurs et à ses goûts.

4.3 – Les objets de divertissement

  • Les livres

Il est nécessaire de faire un grand tri dans nos livres en ne gardant que ceux que nous lisons encore. Il est possible de déposer ses livres dans les “boites à livres” dans les rues qui permettent le partage de livres.

L’auteure propose, comme alternative, d’utiliser une liseuse électronique.

  • La musique et le cinéma

L’auteure suggère de :

    • Nous séparer de tous nos DVD et CD, et de numériser ceux que nous souhaitons conserver.
    • Stocker sa musique sur son ordinateur, sur une clé USB ou dans le Cloud.
    • D’écouter de la musique ou des vidéos via les plateformes en ligne, les médiathèques, au cinéma ou au théâtre, dans les concerts, les spectacles, les conférences…
  • Les jeux et les jouets

Pour trier les jeux et jouets, il faut impérativement impliquer les enfants.

En général, ces derniers sont très réceptifs au fait de donner des jouets à d’autres enfants, éventuellement dans le besoin. Il est également possible de revendre les jouets et de leur proposer d’utiliser cet argent pour une activité qui leur plairait.

Les lecteurs de cet article ont également lu :  Préface à “L'art d'aller à l'essentiel”

Chapitre 5 – Voyager minimaliste

5.1 – Voyager léger et sans stress

  • Le bagage à main

Selon l’auteure, une grande valise est inutile pour voyager : un bagage à main suffit. Cela a plusieurs avantages :

    • Cela nous oblige à sélectionner nos affaires au strict nécessaire,
    • Il n’y a aucun risque de perdre sa valise,
    • Nous sommes libres de nos mouvements,
    • Les enfants sont heureux et se sentent responsables d’avoir leur propre petit bagage.
  • Les vêtements

Il est judicieux de choisir des vêtements :

    • De manière à pouvoir les assortir facilement entre eux : coloris, style, tons neutres, basiques ;
    • Multifonctions et superposables ;
    • Faits de matières qui se lavent facilement et sèchent rapidement.

Autres astuces : il peut être aussi possible de laver ses affaires sur place ou d’être fourni en serviettes, draps de lit et nécessaire ménager.

  • Les produits de soin et de beauté

D’une manière générale, le minimaliste préférera la version solide à la version liquide de ses produits de soin et d’hygiène.

Autres idées pour voyager minimaliste :

    • Transvaser les liquides dans un contenant plus petit (100 ml), puis dans un sac hermétique et transparent ;
    • Privilégier les produits multi-usages, les deux-en-un ou tout-en-un ;
    • Ne prendre que trois ou quatre comprimés de paracétamol ;
    • Supprimer le maquillage ou le limiter à une crème hydratante teintée contenant un filtre solaire ;
    • Emporter une brosse à dents compacte ou de voyage ;
    • Pencher pour une solution sur place avec serviettes de bain et sèche-cheveux fournis, et la possibilité d’acheter ses produits sur place.
  • Le sac à main

Notre portefeuille n’a pas besoin de contenir beaucoup de documents :

    • Pièce d’identité (la nôtre et celles de nos enfants),
    • Permis de conduire,
    • Carte de crédit et de débit,
    • Carte d’assurance maladie (la nôtre et celles de nos enfants),
    • Un peu de monnaie.

En plus de notre portefeuille, nous avons juste à ajouter dans notre sac à main notre téléphone portable et un mouchoir.

  • Les souvenirs de vacances

[Les] minimalistes collectionnent les souvenirs dans leur tête mais certainement pas dans les objets.

Si nous devons vraiment ramener un petit quelque chose pour remercier quelqu’un par exemple, l’auteur conseille les plaisirs gustatifs et olfactifs.

  • La peur de manquer de quelque chose

Selon l’auteure, il est toujours possible d’acheter sur place ce dont nous aurions vraiment besoin.

5.2 – Partir très loin avec un sac à dos

  • L’essentiel du voyageur minimaliste

Le sac à dos doit être ultraléger ! C’est ce qui permet de se sentir libre de ses mouvements et dans sa tête.

  • Les vêtements doivent être :
    • Ultralégers,
    • Faciles à laver et à sécher rapidement,
    • Multifonctions,
    • Facile à assortir entre eux,
    • Foncés et simples.
  • L’hygiène :

On préférera les produits d’hygiène simples mais à usages divers comme le savon de Marseille qui sert à la fois à la toilette et à la lessive.

  • Le matériel :

Il doit être multifonction, pratique et ultraléger.

  • Et pour la voyageuse ?

 Quelques idées minimalistes :

    • Le maquillage : ne pas emporter de maquillage du tout,
    • L’épilation : l’épilation définitive peut être une solution,
    • Les règles : la coupe menstruelle est très pratique,
    • Les cheveux : opter pour une coupe de cheveux qui ne nécessite ni sèche-cheveux, ni lisseur, ni produits spécifiques.

Minimalisme - minimaliste - bonheur - liberté - simplicité

Chapitre 6 – Les freins au minimalisme et leurs solutions

Vivre et se contenter de peu ; rechercher l’élégance plutôt que le luxe, et le raffinement plutôt que la mode ; être digne plutôt que connu, et être prospère plutôt que riche ; écouter les étoiles et les oiseaux, les enfants et les sages, avec le cœur ouvert ; étudier beaucoup, penser posément, agir avec honnêteté, parler gentiment ; attendre les occasions, ne jamais se presser ; en un mot, laisser le spirituel, spontané et inconscient, grandir à travers le commun – telle est ma symphonie.

William Henry Channing

Il existe de multiples situations qui nous incitent à conserver nos affaires. Dans cette partie, Judith Crillen les listent et y répond par des solutions.

6.1 – Se défaire de ses possessions

Certains éléments seront difficiles à éliminer. Voici ce que propose l’auteure pour nous aider :

  • Les objets de valeur : à vérifier la valeur réelle de ses objets.
  • Les cadeaux : à tenir à jour une liste des cadeaux qui nous feraient vraiment plaisir, la faire savoir aux autres.
  • Les souvenirs : à collectionner ses meilleurs souvenirs dans un journal.
  • Les objets : “au cas où” à louer et emprunter.

D’autres raisons peuvent freiner notre chemin vers le minimalisme :

  • On ne sait pas par où commencer, nous sommes effrayé par l’ampleur de la tâche à ne pas attendre et commencer à désencombrer dès aujourd’hui.
  • Nous n’aimons pas jeter et apprendre à jeter.
  • On a peur de manquer : penser à ses vacances, lorsque nous emportons dans nos bagages juste ce qu’il faut avec nous et que nous manquons pourtant de rien ; nous nous sentons libres et heureux.

6.2 – La société de consommation

  • Faire face à la publicité

La société de consommation est partout et nous matraque sans cesse de messages publicitaires non sollicités. Il est alors essentiel de savoir freiner ses envies et résister aux achats imprévus. Pour cela, on peut déjà supprimer toutes les sources de publicités qui arrivent jusqu’à nous.

  • Croire que le bonheur s’achète

Il y a des tas de manières de se faire plaisir, de se relaxer et de se détendre sans consommer, en pratiquant, notamment, des activités sportives ou de détente.

  • J’ai donc je suis

Notre valeur n’est pas liée à ce que nous possédons. Il nous faut plutôt développer notre “être” afin qu’il reprenne le dessus sur l’”avoir”.

6.3 – L’entourage

  • Notre entourage proche

Même si nous sommes personnellement convaincus des bénéfices que le minimalisme peut nous apporter, ce n’est pas le cas pour tout le monde. C’est pourquoi l’auteure recommande d’expliquer, à nos proches, notre démarche vers le minimalisme.

  • La pression sociale

En plus de notre famille, le minimalisme peut ne pas être compris par le reste de notre entourage qui consomme souvent énormément. C’est alors à nous d’accepter simplement de ne pas plaire à tout le monde. Nous devons nous détacher du regard des autres et développer notre confiance en nous et en nos choix.

  • Les enfants

Pour l’auteure, il est important d’apprendre aux enfants à vivre dans la modération.

C’est pourquoi elle conseille de passer du temps de qualité avec nos enfants. Pour cela, nous pouvons faire des activités ensemble : des balades à vélo, des pique-niques, découvrir la nature, jouer à des jeux de société, bricoler, lire ou cuisiner ensemble.

Conclusion de “Minimalisme – La quête du bonheur et de la simplicité par la liberté” de Judith Crillen :

Less is more […] Le minimalisme peut se définir et s’appliquer de nombreuses manières. Le minimalisme est multiple. Il n’y a qu’une seule règle à garder en tête : “Moins, c’est mieux” ou “Moins mais mieux”. C’est de cette petite phrase que découle tout le reste, c’est tellement simple et évident que nous l’oublions souvent.

Les 24 conseils du minimalisme parfait

Le minimaliste parfait n’existe pas selon Judith Crillen. Néanmoins, en guise de conclusion, et pour nous inspirer sur le chemin du minimalisme, l’auteure a imaginé comment pourraient se dérouler 24 heures dans la vie d’un minimaliste parfait. Elle nous en fait part à travers 24 conseils à appliquer au quotidien.

Ainsi, cette personne minimaliste va :

  • Se lever tôt,
  • Méditer,
  • Exprimer sa gratitude,
  • Consulter ses e-mails à des moments précis de la journée,
  • Se couper de toutes les distractions pour travailler dans un espace dégagé,
  • Trier ses papiers et ses magazines,
  • Nettoyer sa voiture,
  • Ranger sa cuisine en dégageant ses plans de travail et triant ses ustensiles et accessoires de cuisine,
  • Faire la vaisselle et passer l’aspirateur en pleine conscience,
  • Trier sa garde-robe,
  • Faire le tri dans les jouets avec les enfants,
  • Faire du tri dans ses réseaux sociaux, comptes, pages,
  • Téléphoner à un ami ou un proche et prévoir un moment pour se revoir,
  • Faire un tri dans ses e-mails,
  • Faire du tri dans sa salle de bains,
  • Marcher 30 minutes quotidiennement dans la nature,
  • Tout cuisiner elle-même,
  • Ne plus regarder la télévision,
  • Désactiver les notifications de son smartphone,
  • Se coucher tôt,
  • Trier ses photos,
  • Trier ses CD et DVD,
  • Prendre un bon bain chaud dans le calme,
  • Savourer l’instant présent en faisant fonctionner ses cinq sens.

Un livre parfait pour celui qui se lance dans la voie du minimalisme

Pour celui qui entame un cheminement vers le minimalisme, la lecture de cet ouvrage :

  • Opère comme une réelle source de motivation :

Ce livre déclenche l’envie irrésistible de faire un grand tri dans ses affaires, ses activités, ses relations ! Judith Crillen sait nous éveiller sur les bienfaits d’un retour à l’essentiel et ainsi, nous motiver à une remise en question sur notre consommation.

  • Réunit les informations essentielles sur l’approche minimaliste :

L’auteure énonce ses idées et son expérience en allant à l’essentiel. Le minimalisme est abordé dans tous ses aspects (matériel, digital, relationnel, professionnel…) pour entamer un changement dans toutes ses habitudes de consommation mais dans ses choix de vie.

  • Amène une vision positive de la démarche minimaliste :

Dans le minimalisme décrit par Judith Crillen, il n’est pas question d’austérité, de tristesse, ni de vivre une existence froide et sans couleur. Au contraire, le livre met en valeur un minimalisme source de bonheur, de sérénité et de liberté. Par ailleurs, il n’est pas question, non plus, de juger ceux qui n’adhèrent pas à la démarche minimalisme.

  • Propose des tas d’astuces très pratiques :

Ce livre est un petit manuel rempli de conseils minimalistes très pratiques et plein de bon sens à appliquer dans tous les aspects de sa vie. Avec cet ouvrage, on est, en fait, plus sur la forme que sur le fond. Judith Crillen souligne la nécessité d’associer à sa démarche une réflexion intérieure et profonde, mais s’y attarde peu. Pour l’auteure, ce changement intérieur est une étape dans le minimalisme qui peut être réalisée avant ou après les changements externes du quotidien qu’elle développe davantage.

  • Est très accessible et agréable :

Le style est clair et sans contenu superflu (pas étonnant de la part d’une auteure minimaliste !). La simplicité de l’écriture rend la lecture très accessible et très pragmatique. En fait, il n’y a pas vraiment d’analyses approfondies (par exemple, sur le processus de deuil, la peur de jeter, de nous séparer, les raisons qui nous font nous attacher ou accumuler des objets, des relations ou des activités, etc.) mais, par contre, beaucoup de conseils pour nous aider à changer nos comportements.

Points forts :

  • Un ouvrage accessible et agréable à lire, qui réunit l’essentiel de manière synthétique : un livre minimalisme !
  • Le concept du minimalisme est abordé sous tous ses angles (pas uniquement matériel) et de manière positive ;
  • Un livre motivant qui donne envie de passer à l’action immédiatement !
  • Plein de conseils simples mais efficaces.

Point faible :

  • Plus un avertissement qu’un point faible : l’angle choisi pour traiter du minimalisme concerne davantage les changements de comportement au quotidien que des réponses à des questions de fond (sur des blocages intérieurs ou les aspects plus conceptuels de l’approche minimaliste).

Ma note :

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