La biographie de Mark Zuckerberg

Facebook biographie de Mark Zuckerberg

Phrase-résumée de “Mark Zuckerberg – La biographie” de Daniel Ichbiah : La biographie de Mark Zuckerberg raconte la success story du génie visionnaire qui a créé le phénomène planétaire Facebook, depuis les bancs de l’école jusqu’à devenir le plus jeune milliardaire au monde : une vie sans équivalent à ce jour, un mythe vivant.

Par Daniel Ichbiah, 2018, 336 pages

Chronique et résumé de “Mark Zuckerberg – La biographie” de Daniel Ichbiah

Mark Zuckerberg, un personnage à l’intelligence “surhumaine”

Dès le début de son livre, l’auteur, Daniel Ichbiah, écrivain et journaliste spécialiste de la Silicon Valley et des nouvelles technologies, parle de Mark Zuckerberg comme d’un “mythe vivant”, à l’intelligence “surhumaine”.

En guise d’introduction, l’auteur énonce déjà plusieurs données qui laissent deviner l’étonnante destinée qu’il va nous raconter :

  • Zuckerberg n’avait que neuf ans lorsque le Web explose aux États-Unis. Il fait partie de “la dernière génération d’humains qui se rappellera la vie avant Internet.”
  • Fin 2017, Facebook comprend plus de 2,1 milliards d’utilisateurs, soit environ un tiers de la population mondiale.
  • Rien qu’aux États-Unis, une minute sur quatre de l’activité sur les téléphones mobiles est consacrée à Facebook, Instagram, WhatsApp ou encore Messenger, quatre plates-formes appartenant à Mark Zuckerberg.
  • En 2006, alors qu’il n’a que vingt-trois ans, Mark Zuckerberg refuse le milliard de dollars que lui offre Yahoo! pour racheter Facebook (et même bien plus, l’année suivante, de la part de Microsoft). Avec cet argent, Zuckerberg aurait pu être à l’abri pour le restant de ses jours et investir ses deniers où bon lui semblait. Mais au lieu de ça, le jeune homme choisit de continuer de se rendre, chaque jour, au bureau.
  • Mark Zuckerberg est un “philanthrope indifférent à sa richesse”. À un âge où beaucoup se seraient laisser tenter, Mark Zuckerberg fait, lui, très tôt, preuve d’une maturité surprenante en comprenant qu’il y a “plus de félicité dans un mode de vie simple, dans un défi régulier, que dans la situation d’un milliardaire gagné par l’oisiveté”. Soutenu par son épouse qui partage ce goût des choses simples, il a fait vœu de distribuer 99 % de ses actions, le record en la matière (devant Bill Gates).

Le mutisme de Mark Zuckerberg

Au début de l’ouvrage, Daniel Ichbiah nous fait également part des difficultés qu’il a rencontrées pour accéder aux informations lors de l’écriture de cette biographie. Le mutisme du créateur de Facebook est, en fait, une de ses caractéristiques majeures :

Mark Zuckerberg apparaît comme le prototype du good boy de cette époque où le politiquement correct s’est imposé et où ceux qui ont une position se doivent de tempérer leurs propos, leurs actes, leurs apparitions, faute de subir l’agression de ces agoras dérégulées que sont devenus les réseaux sociaux…

Note : Pour ce résumé, j’ai conservé la structure du livre en 24 chapitres et les titres originaux de ces chapitres.

Chapitre 1 – Attachez vos ceintures

1.1 – La famille et le village natal de Mark Zuckerberg

Mark Elliot Zuckerberg naît le 14 mai 1984. Il est le deuxième et le seul garçon d’une fratrie de quatre enfants. Ses trois sœurs sont Randi (sa sœur aînée), Donna et Arielle (ses deux sœurs cadettes).

Le petit Mark grandit à Dobbs Ferry. Le père de Mark, Edward Zuckerberg, et sa mère, Karen Kempner, ont acheté leur maison dans cette bourgade chic et tranquille, en 1978. Dobbs Ferry se situe à une quarantaine de kilomètres au nord de New York et compte un peu plus de dix mille habitants.

Le père de Mark est dentiste. Il a installé son cabinet dans la maison familiale. Sa mère a suivi des études de psychiatrie. Toutefois, lassée par cette discipline, elle abandonne après quelques années d’activité pour devenir responsable administrative dans le cabinet dentaire de son époux.

Durant son enfance, Mark est beaucoup chouchouté. On le surnomme “le Prince”. Il grandit dans une famille unie. Ses parents ont toujours soutenu leurs enfants dans leurs aspirations. En parlant d’eux, Mark Zuckerberg dit : “Ils nous demandaient juste de donner le meilleur de nous-mêmes”.

À l’école, Mark est, selon les propos de son père “un élève appliqué, doté d’une affinité particulière pour les mathématiques et pour les sciences, mais aussi comme un garçon tranquille qui n’aime pas se vanter de ce qu’il accomplit”.

1.2 – L’informatique : passion du jeune Mark Zuckerberg

  • L’enthousiasme du père de Mark Zuckerberg pour la technologie

Le père de Mark Zuckerberg aime la technologie. Ainsi, lorsque les premiers micro-ordinateurs sortent sur le marché, il décide d’en acheter un (l’Atari) pour gérer ses paiements de manière électronique. Quelques années plus tard, en 1983, il acquiert un micro-ordinateur plus ambitieux (un IBM PC XT) pour 10 000 $.

Très tôt, les parents de Mark Zuckerberg encouragent vivement leurs enfants à jouer avec la technologie. Pour Edward Zuckerberg, cela a eu une influence marquante sur ses enfants.

  • Le premier ordinateur de Mark Zuckerberg

Mark Zuckerberg reçoit son premier ordinateur personnel lorsqu’il est au sixième grade (l’équivalent de la sixième dans le cursus français). C’est, en fait, à ce moment-là que l’engouement du jeune Mark pour l’informatique commence vraiment.

À 12 ans, “SimCity” et “Mario Kart” font partie des premières passions du jeune Mark en matière de jeu vidéo, tandis que “Mobile Computing for Dummies” (“L’Informatique pour les nuls”) devient son livre de chevet.

  • “Zucknet” : le premier réseau local conçu par Mark Zuckerberg à 12 ans

Mark Zuckerberg maîtrise très vite son ordinateur. Empressé d’en savoir davantage, il commence alors à écrire des programmes à des niveaux plus approfondis. Ainsi, à 12 ans, Mark développe un réseau local qu’il nomme “Zucknet” : celui-ci permet à la famille de s’envoyer des messages d’une pièce à l’autre. Ce programme est même utilisé par son père pour son activité de dentiste.

Aussi, pour développer la passion naissante du pré-adolescent, Mark bénéficie d’un professeur d’informatique à domicile une fois par semaine. Ce dernier révélera qu’à l’époque, déjà, il était très difficile de suivre son élève tant celui-ci était doué :

“C’était un prodige et il me fallait beaucoup d’efforts pour conserver une avance sur lui.”

  • Les autres centres d’intérêt de Mark : la littérature classique et la conquête du monde

Le jeune Mark Zuckerberg possède d’autres centres d’intérêt. Il affectionne particulièrement la littérature classique (Odyssées grecques notamment) et la trilogie “Star Wars”. Son jeu de société favori est “Risk” (jeu qui a pour objectif la conquête du monde, au temps de l’Empire romain). Il en fait même une adaptation en jeu vidéo.

  • Des cours d’informatique d’un niveau avancé

La passion pour l’informatique a tendance à éloigner Mark Zuckerberg des autres écoliers. L’adolescent ne leur ressemble pas et les autres ont tendance à se moquer de lui.

À la sortie du collège, alors que les élèves aiment généralement discuter et passer du temps ensemble, Mark, lui, préfère suivre des cours d’informatique – réservés normalement à des adolescents beaucoup plus âgés – dans un lycée voisin. Puis, ne parvenant plus à étancher sa soif d’apprendre avec ces cours, il intègre une formation de haut niveau dans un établissement d’enseignement supérieur de Dobbs Ferry.

1.3 – La prestigieuse Phillips Exeter Academy

  • Une prepschool d’avant-garde en matière de technologie

À l’âge de seize ans, Mark Zuckerberg choisit de poursuivre ses études dans un internat : la prestigieuse Phillips Exeter Academy. Cette école privée est l’une des plus réputées au monde pour son avant-gardisme en matière de technologie. C’est, en fait, une prep school qui a pour vocation de préparer les élèves aux plus grandes universités.

  • Vader Fader : un programme conçu par Zuckerberg proposant déjà des connexions entre les personnes

L’essor d’Internet ne fait que décupler l’addiction de Mark Zuckerberg à l’informatique. Ce dernier n’a que 15 ans lorsqu’il crée son premier site Web et développe un programme appelé Vader Fader. À ce moment-là, rien ne laisse penser que Mark Zuckerberg concevrait, un jour, un réseau social reliant deux milliards d’individus. Pourtant, déjà, Vader Fader présente une petite application, The Web, qui propose des connexions entre plusieurs personnes.

  • Synapse : le premier programme à succès de Mark Zuckerberg

En 2002, dans le cadre d’un projet scolaire à la Phillips Exeter Academy, Mark Zuckerberg crée un logiciel qui, lorsque l’on écoute une playlist musicale, suggère automatiquement d’autres morceaux susceptibles de plaire à l’auditeur. La programmation est en capacité d’analyser les goûts de l’auditeur pour pouvoir ensuite lui recommander des chansons. Pour l’écriture de ce programme, il se fait aider d’un lycéen, Adam d’Angelo.

Une fois terminée, les deux étudiants nomment cette application : Synapse Media Player. L’application est tellement bien accueillie dans leur lycée que Mark Zuckerberg et Adam d’Angelo décident de placer leur œuvre en téléchargement libre sur le Web.

  • Microsoft propose de racheter Synapse 950 000 dollars !

Le succès est fulgurant ! Microsoft, le numéro un mondial du logiciel, propose de racheter Synapse aux jeunes étudiants pour la somme de 950 000 dollars. Microsoft souhaite aussi que ceux-ci travaillent pour eux pendant trois ans… Recevoir une offre d’emploi de la part de Microsoft sidère les jeunes programmeurs ! Pourtant, ces derniers vont refuser la proposition ! Pas question de travailler pour Microsoft. Leur motivation est ailleurs : Mark Zuckerberg souhaite intégrer Harvard…

1.4 – L’acceptation à Harvard

Harvard est l’université la plus ancienne et l’une des plus réputées des États-Unis. Elle compte quarante-cinq prix Nobel. Huit présidents américains l’ont fréquentée. Seuls 2000 étudiants sont acceptés pour 30 000 postulants.

Pour passer les sélections d’entrée, Mark Zuckerberg soumet un dossier étoffé : il y inscrit toutes ses mentions et prix en mathématiques, physique, astronomie, langues classiques (latin et grec qu’il sait lire et écrire). Il mentionne pratiquer couramment le français et l’hébreu et être capitaine de l’équipe d’escrime. Le jeune homme est accepté !

Chapitre 2 – Harvard, la fabrique de dirigeants bon teint

2.1 – Les amis de Mark Zuckerberg

Dès son entrée à l’Université d’Harvard, Mark Zuckerberg se lie d’amitié avec le jeune brésilien Eduardo Saverin. L’un des objectifs de Saverin est d’intégrer le prestigieux Phoenix Club, l’un des final clubs de Harvard que les membres, censés devenir millionnaires avant l’âge de quarante ans, considèrent comme un premier passeport vers la réussite.

D’autre part, Zuckerberg cohabite avec trois autres étudiants : Billy Olson, Chris Hughes et Dustin Moskovitz. Les quatre colocataires s’entendent bien et s’impliquent naturellement dans les projets des uns et des autres.

2.2 – CourseMatch, un logiciel pratique et amusant

La première semaine de sa deuxième année, l’étudiant réalise un petit logiciel appelé CourseMatch. Celui-ci permet de savoir qui est inscrit à un cours particulier. Des centaines d’étudiants à Harvard adoptent le logiciel amusant et pratique.

Chapitre 3 – Il faut que jeunesse se passe

3.1 – La nuit où FaceMash est né : un tournant dans la vie de Mark Zuckerberg 

Le destin de Mark Zuckerberg prend un tournant majeur à l’automne de sa deuxième année universitaire, en 2003. En effet, par un soir d’octobre, Mark Zuckerberg réalise que :

  • La photo des étudiants d’Harvard, prise le jour de la rentrée, sans aucune préparation, ne les met, bien souvent, pas du tout en valeur et les suit jusqu’au bout de leurs études dans le trombinoscope de Harvard.
  • Les trombinoscopes de chaque résidence universitaire ne sont accessibles qu’aux étudiants de la résidence en question.

Aussi, l’étudiant se dit alors qu’il pourrait être drôle de détourner ces photos peu flatteuses pour les comparer avec un système d’attribution de notes et les rendre accessibles à tous, quelle que soit la résidence. Pour ce génie de l’informatique, le travail de hacking ne prend que quelques heures. Il baptise le site ainsi conçu FaceMash et le met en ligne trois jours plus tard. Il n’envoie le lien qu’à quelques amis afin de recueillir leur avis. Rien de plus.

Mais FaceMash fait immédiatement son effet. Alors que Zuckerberg souhaite juste récolter quelques opinions, ceux qui reçoivent le lien le partagent et font circuler le message. En quelques heures, 22 000 votes ont été effectués de la part de 450 participants !

L’afflux de requêtes simultanées menace de planter les serveurs de Harvard. Affolé, Mark coupe l’accès Internet de son ordinateur afin de faire cesser la farce et annule FaceMash.

Facebook biographie de Mark Zuckerberg

3.2 – Mark Zuckerberg : star du campus

L’épisode FaceMash est lourd de conséquences.

Deux associations locales accusent Mark Zuckerberg de sexisme et de racisme. Le jeune homme et trois autres étudiants sont convoqués devant le conseil de discipline de Harvard. Mark y est accusé de violation de la sécurité, de la vie privée d’individus et aussi de droits d’auteur.

Le jeune hacker assume alors la responsabilité de ce qui s’est passé et le déplore. Il s’excuse et explique avoir été avant tout intéressé par la prouesse informatique, s’être lancé dans la précipitation et avoir été débordé par l’ampleur de la réaction. D’autre part, il fait remarquer que FaceMash a eu du bon puisqu’il a permis de mettre au grand jour les failles de l’informatique de Harvard. Dès lors, il se dit prêt à apporter son aide pour y remédier.

Finalement, Mark Zuckerberg ne sera pas renvoyé de Harvard. Il sera juste soumis à une mise à l’épreuve. Et après cette histoire, il devient la star du campus !

Grâce à cette popularité, il sympathise avec une étudiante asiatique de deuxième année. Celle-ci s’appelle Priscilla Chan… Des années plus tard, elle deviendra sa femme :

“Finalement, je n’ai pas été viré. Et par ailleurs, j’ai commencé à sortir avec Priscilla. Donc, sans FaceMash, je n’aurais pas rencontré Priscilla et elle est la personne la plus importante de ma vie. Donc, on pourrait dire que FaceMash est la chose majeure que j’ai faite à Harvard ! “.

Mark Zuckerberg

3.3 – Harvard Connection, le projet d’application des frères Winklevoss

Suite à cet événement, Cameron et Tyler Winklevoss, des jumeaux étudiants en économie de quatrième année, contacte Mark Zuckerberg : il est, pour eux, la personne adéquate pour réaliser un projet qui leur tient à cœur depuis plusieurs mois.

En compagnie d’un ami, Divya Narendra, ils ont, en effet, imaginé une application, Harvard Connection, qui pourrait relier les étudiants de Harvard, puis, progressivement, d’autres universités américaines. Plus précisément, l’objectif de cette application est d’établir un ensemble de profils pour ceux qui veulent mieux connaître d’autres individus (à Harvard ou ailleurs). Les étudiants pourront y télécharger une photo, indiquer diverses informations personnelles, qu’ils choisiront de dévoiler aux autres ou pas. S’il doit aider à trouver de nouveaux amis, Harvard Connection doit clairement favoriser les rencontres entre filles et garçons. Il peut aussi, accessoirement, servir à échanger des informations sur les cours, sur les jobs ou à discuter. Les utilisateurs pourront aussi former des groupes en fonction de certains critères.

Mark Zuckerberg, les frères Winklevoss et Divya Narendra se rencontrent en novembre 2003. Ils conviennent que Mark Zuckerberg réalise vite la programmation (afin d’être les premiers sur le marché). Mark devient partenaire du projet.

Chapitre 4 – Double jeu

4.1 – Un contexte favorable

En fait, en 2003, une application de mise en relation amicale peut facilement séduire les gens. En effet :

  • Les Américains se servent majoritairement d’Internet pour discuter avec leurs amis.
  • Deux sites proposant de rester en contact avec sa tribu (ceux qui épousent les mêmes causes et les mêmes passions) sont déjà très populaires : Friendster et Myspace.

4.2 – L’histoire s’accélère, le destin bascule : les prémices de TheFacebook

Ici, Daniel Ichbiah décrit quatre phases clés :

  • L’été 2003 :

C’est à ce moment-là que l’idée de The Facebook aurait fait son chemin dans l’esprit de Zuckerberg, notamment lors de discussions avec Adam d’Angelo, l’ami du lycée, avec qui il a réalisé Synapse.

  • Fin novembre 2003 :

Zuckerberg commence à se faire rare : il reporte les rendez-vous avec les frères Winklevoss, répond tardivement à leurs messages, refuse de montrer ce qu’il a réalisé.

  • Première semaine de janvier 2004 :

Zuckerberg fait part de son idée de The Facebook à son ami Saverin. Ce dernier qui vient juste d’être admis au Phoenix, le club prestigieux de Harvard tant convoité, vient de gagner plusieurs centaines de milliers de dollars avec ses opérations boursières. Il trouve l’idée excellente et accepte de financer la location d’un serveur (1000 dollars) pour commencer. Les parts de la future société seront réparties ainsi : 70 % pour lui-même, 30 % pour Saverin, qui devient, de fait, le responsable des finances. Andrew McCollum réalise le graphisme du site.

  • Le 11 janvier 2004 :

Le nom du site TheFacebook.com est enregistré pour un an pour un montant de 35 dollars. Le serveur choisi a la capacité de gérer une soudaine hausse de trafic éventuelle.

Les lecteurs de cet article ont également lu :  The Ultimate Sales Machine - 2

4.3 – Mark Zuckerberg a-t-il dérobé l’idée des frères Winklevoss et oeuvré dans le secret ?

Ce qui s’est déroulé entre novembre 2003 et février 2004 a fait l’objet d’un film sorti en 2010, « The Social Network », lui-même basé sur le livre « The Accidental Billionaires » de Ben Mezrich. Ce long-métrage présente Zuckerberg comme celui qui a dérobé l’idée des jumeaux Winklevoss et a œuvré dans le plus grand secret.

Selon Daniel Ichbiah, la réalité, plus complexe, se situe “dans une zone grise, plus ou moins teintée de noir ou de blanc…”

Dans cette partie du livre, l’auteur retranscrit de nombreux messages envoyés et reçus depuis le téléphone de Zuckerberg à cette période. Ceux-ci ne fournissent pas vraiment de réponses mais nous éclaire sur la personnalité du jeune Zuckerberg de l’époque.

Chapitre 5 – TheFacebook

5.1 – Le 4 février 2004 : naissance officielle de TheFacebook

C’est le 4 février que le site TheFacebook.com naît officiellement, la semaine où les étudiants peuvent sélectionner les cours pour le prochain trimestre.

L’interface de TheFacebook est alors minimaliste. L’écran d’accueil précise aux étudiants qu’ils peuvent utiliser ce répertoire pour :

  • Rechercher des gens dans leur école ;
  • Repérer qui se trouve dans leurs classes ;
  • Savoir qui sont les amis de leurs amis ;
  • Visualiser leur propre réseau social.

Une fois inscrit, un étudiant peut télécharger sa photographie et afficher ce qu’il souhaite au sujet de sa personnalité : les cours qu’il suit, les films et les disques qu’il apprécie, ses affinités politiques, les clubs dont il est membre, sa citation favorite… Il peut mentionner s’il est célibataire, en couple ou dans une “relation complexe”.

Une semaine après le lancement, la moitié des étudiants de Harvard se sont inscrits. Fin février 2004, TheFacebook compte 10 000 utilisateurs.

5.2 – Les frères Winklevoss et Narendra sous le choc

En découvrant The facebook, les Winklevoss et Narendra sont sous le choc ! Ces derniers font immédiatement appel à l’administration de Harvard pour que l’affaire soit réglée en haut lieu, au nom du code d’honneur de l’université. Parallèlement, ils envoient une mise en demeure à Mark Zuckerberg via un cabinet d’avocats.

Néanmoins, Mark Zuckerberg estime être dans son bon droit. Aidé par un étudiant en droit, il se contente d’adresser une lettre aux Winklevoss dans laquelle il explique que TheFacebook n’a rien à voir avec leur projet. Par ailleurs, il envoie un long courrier au vice-doyen de Harvard en donnant sa version des faits.

5.3 – Le buzz et l’exportation de TheFacebook aux autres universités

Immédiatement après le démarrage de TheFacebook, de nombreuses autres universités demandent à Mark Zuckerberg d’avoir accès au site.

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Ainsi :

  • Trois mois après sa création : TheFacebook est présent dans 74 facultés et dépasse déjà les 100 000 utilisateurs.
  • Pour faire face à l’hébergement des abonnés qui ne cessent d’augmenter, il faut, à présent, 5 serveurs, ce qui coûte 450 dollars par mois. Saverin réinjecte 10 000 dollars en attendant que le site puisse générer des recettes.
  • TheFacebook est enregistrée en tant que société le 13 avril 2004. Les parts sont réparties ainsi : Zuckerberg 65 %, Saverin 30 %, Moskovitz 5 %.
  • Le buzz que génère TheFacebook atteint rapidement les grands médias. Mark Zuckerberg réalise sa première interview sur CNBC le 29 avril 2004.

“Je me souviens de la nuit où j’ai lancé TheFacebook depuis ma petite chambre à Kirkland House, dira Zuckerberg. Je suis allé voir mon copain Noch avec mon ami KX Jin et je lui ai dit combien j’étais heureux à l’idée de relier la communauté de Harvard. J’ai dit aussi : “Tu verras, un jour, quelqu’un connectera le monde entier.” […] À l’époque, il ne m’est pas apparu que ce quelqu’un pourrait être nous. Nous étions juste des gamins à l’université. Nous n’y connaissions rien. Il existait de grandes sociétés avec plein de ressources et j’estimais que l’une d’entre elles le ferait […]. Ce qui est clair, c’est que tous les gens voulaient être connectés. Donc, nous avons simplement avancé jour après jour.”

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Chapitre 6 – L’insoutenable légèreté de Sean Parker

6.1 – Sean Parker, le cofondateur de Napster

Daniel Ichbiah nous raconte ici le parcours en dents de scie de Sean Parker. Cet homme ultra doué a connu, tour à tour, d’incroyables succès et échecs cuisants. Il est, par ailleurs, le cofondateur de Napster, une application communautaire basée sur le système “peer-to-peer” (égal à égal), destiné à relier une série d’ordinateurs, chacun pouvant ainsi bénéficier des chansons des autres connectés.

Ce personnage intrigant et jovial va jouer un rôle fondamental dans la destinée de Mark Zuckerberg :

“Peu de gens sont aussi intelligents que Sean Parker […] C’est grâce à lui que TheFacebook a réellement pris de l’envergure.”

Mark Zuckerberg

À San Francisco, les amis de Parker ont tous comme point commun d’œuvrer à des projets de réseaux sociaux :

  • Jonathan Abrams travaille sur Friendster ;
  • Reid Hoffman a fait fortune grâce à Paypal (créé en collaboration avec Elon Musk et Peter Thiel, et vendu à eBay, en 2002, pour 1,3 milliard de dollars) puis LinkedIn ;
  • Mark Pincus développe un réseau social nommé Tribe.

6.2 – Départ pour la Silicon Valley

Pour les vacances d’été, Mark Zuckerberg loue une villa avec piscine dans la ville mythique de Palo Alto, au coeur de la Silicon Valley, au sud de San Francisco, en Californie. En fait, un grand nombre de sociétés majeures sont apparues là-bas : HP, Google, Paypal… Zuckerberg souhaite, de cette manière, rejoindre le fameux “laboratoire expérimental où l’on s’essaie à réinventer le monde” et à innover.

Chapitre 7 – À la recherche d’investisseurs

7.1 – La rencontre entre Sean Parker et Mark Zuckerberg

Lorsqu’il découvre, par hasard, TheFacebook, Sean Parker en perçoit instantanément le potentiel. Il propose à Mark Zuckerberg de le rencontrer à New-York. Lors de cette entrevue, Mark Zuckerberg a les yeux qui brillent et voit chez Parker un héros de la culture geek.

Tous deux s’échangent quelques e-mails mais ne se retrouvent finalement que deux mois plus tard, par hasard, dans une rue de Palo Alto. Parker connait alors de gros déboires financiers, Zuckerberg l’invite à s’installer dans leur villa.

7.2 – Les débuts de TheFacebook dans la maison de Palo Alto

Dans la maison de Palo Alto, on installe les ordinateurs sur une grande table, au milieu de câbles, modems, accessoires, tableaux blancs, boîtes à pizzas, canettes et autres détritus qui s’accumulent.

Mark Zuckerberg assume un rôle naturel de boss. Même avec les nombreuses fêtes arrosées, les étudiants se montrent très ardents au travail. Parker, qui croit énormément au potentiel de TheFacebook, propose alors de multiples améliorations (adapter le design, acquérir au plus vite le nom de domaine…). Sa présence est essentielle.

7.3 – Le besoin urgent de fonds

Rapidement, il devient urgent d’obtenir des fonds. En effet :

  • L’équipe rencontre des difficultés pour maintenir le serveur opérationnel et doit en acquérir de nouveaux.
  • Les recettes publicitaires baissent et TheFacebook se retrouve déficitaire de 60 000 dollars.

Un investisseur propose 10 millions de dollars pour racheter TheFacebook, mais Mark Zuckerberg décline la proposition : il n’est pas décidé à vendre sa création.

Sean Parker réalise toutes les démarches pour que TheFacebook devienne une société à part entière pouvant faire entrer des investisseurs. Dans la Silicon Valley, Parker évolue comme un poisson dans l’eau et connaît du monde. Il peut alors plaider la cause de TheFacebook auprès des financiers.

7.4 – Les premiers investisseurs : Peter Thiel, Reid Hoffman et Mark Pincus

Les tensions, déjà présentes depuis quelques semaines entre Saverin (qui a refusé de rejoindre l’équipe à Palo Alto) et Zuckerberg s’amplifient sur le sujet des investisseurs : depuis New-York, Saverin gèle le compte en banque qu’il avait ouvert pour TheFacebook. En attendant que les négociations avec les investisseurs pressentis se concrétisent, Zuckerberg et sa famille doivent alors puiser dans leurs économies pour acquérir 25 serveurs supplémentaires.

Finalement, grâce à Parker, c’est avec Peter Thiel qu’une négociation aboutit. Reid Hoffman et Mark Pincus acceptent d’ajouter quelques dizaines de milliers de dollars à l’opération. TheFacebook possède désormais 600 000 dollars.

Parker devient le président de TheFacebook tandis que Thiel a une fonction d’administrateur.

7.5 – Harvard, c’est fini !

Rentrée 2004 : Zuckerberg, Moskovitz et McCollum ne reprennent pas leurs études à Harvard. L’équipe s’installe dans de nouveaux locaux à Los Altos qui ressemblent plus à un squat qu’au siège d’une entreprise en bonne et due forme.

Pourtant, TheFacebook continue d’évoluer :

  • L’application se dote de nouvelles fonctions majeures : le “mur” et la possibilité de créer des groupes.
  • Grâce à l’argent de Thiel, de nouveaux serveurs sont ajoutés chaque semaine voire chaque jour.

Il faut également rémunérer le cabinet d’avocats qui a pris en charge le dossier Winklevoss-Narendra. En effet, Narendra et les frères Winklevoss (qui ont attiré que très peu d’utilisateurs avec ConnectU, une application similaire à TheFacebook) accusent Zuckerberg d’avoir dérobé leur idée et déposent une plainte en justice.

Chapitre 8 – Ascension à la verticale

8.1 – Un million d’utilisateurs et recrutement en masse !

Le 3 décembre 2004, Facebook célèbre son millionième utilisateur !

Toutefois, pour gérer la montée en croissance de TheFacebook, il devient nécessaire de recruter “quelques gros poissons” :

  • Adam D’Angelo : ce surdoué de la programmation aux cheveux en désordre finit par revenir et devient l’ingénieur en chef de TheFacebook ;
  • Taner Halicioglu : débauché d’eBay, il reçoit pour mission de bâtir l’infrastructure informatique ;
  • Robin Reed : cette bouddhiste baba cool est instituée responsable du recrutement.
  • Matt Cohler ;
  • Steve Chen : un ancien programmeur de Paypal partira après deux semaines fonder sa propre start-up destinée à diffuser des vidéos. Nul ne sait alors qu’elle est promise à un destin fabuleux : elle s’appelle YouTube…
  • Ezra Callahan : il a pour mission de trouver de la publicité et de faire l’interface avec Saverin, qui continue d’opérer depuis New York.
  • Karel Baloun ;
  • Kevin Colleran : cet ancien employé du site de rencontres Hot or Not est embauché en tant que responsable de la vente d’espaces publicitaires.

Zuckerberg propose un job à Priscilla Chan, sa petite amie, mais celle-ci préfère poursuivre ses études de médecine à Harvard. En revanche, Mark Zuckerberg va confier à sa sœur aînée, Randi, la gestion du marketing.

8.2 – Une atmosphère de travail proche de l’université

L’atmosphère de travail est détendue et rappelle celle de l’université. Beaucoup d’employés n’arrivent au bureau que tard dans la matinée et poursuivent leur travail tard dans la nuit.

Les nouveaux employés doivent se faire une place comme ils le peuvent, car toutes les tables sont déjà prises. Il arrive qu’ils soient obligés de s’asseoir par terre avec leur portable sur les genoux. […] Zuckerberg lui-même, s’il ne restait plus de place libre au moment où il arrivait, s’allongeait sur la moquette, sur le ventre, avec ses tongs battant l’air, et se mettait à pianoter sur son iBook blanc.

Les employés consacrent leur vendredi soir à des “jeux à boire” jusque tard dans la nuit (comme le beer pong). Ils peuvent aussi participer à des “hackatons”, tradition de la maison qui va perdurer : les ingénieurs passent la nuit à développer un projet ; au matin, la meilleure création se voit célébrée. Plusieurs fonctions majeures de TheFacebook vont d’ailleurs émerger au cours de ces “hackatons”

8.3 – Le Washington Post injecte 6  millions de dollars

TheFacebook manque à nouveau cruellement de fonds pour financer l’acquisition de nouveaux serveurs (l’entreprise cible désormais des recettes annuelles supérieures à 36 millions de dollars).

Plus de quinze investisseurs potentiels ont déjà approché la start-up. Mais c’est au Washington Post que Mark Zuckerberg propose d’investir dans son réseau. Don Graham, P-DG du journal depuis les années 1930, est frappé par la maturité intellectuelle de Zuckerberg. Les deux hommes se lient d’amitié. Washington Post injecte 6 millions de dollars dans TheFacebook, valorisant alors la jeune entreprise de moins d’un an à 60 millions.

À cette époque, Viacom, propriétaire de MTV, propose d’acquérir intégralement l’entreprise en échange de 75 millions de dollars. Mais comme à son habitude, Zuckerberg refuse de vendre.

Chapitre 9 – Dilutions

9.1 – Plus de professionnalisme

Après cela, Zuckerberg s’ouvre peu à peu à l’idée de faire entrer de gros investisseurs dans son entreprise. Une nouvelle société est créée afin de distribuer les parts de cette nouvelle entité à une liste plus vaste d’actionnaires. Saverin est écarté de la répartition.

En échange des millions de dollars versés dans la cagnotte, les investisseurs en capital-risque et les banquiers exigent quelques ajustements. Ainsi, dans les locaux de TheFacebook, les graffitis, les croquis de filles au look ravageur, les slogans post-punk sont épongés. Des conseillers comme Kevin Effrusy, Jeff Rothschild et Mark Andreessen apportent plus de professionnalisme et améliorent grandement le service.

9.2 – L’apprentissage de Mark Zuckerberg en tant que chef d’entreprise

En 2005, Zuckerberg décide d’assumer la position de chef d’entreprise à part entière. Il délègue alors l’écriture de logiciels et se consacre au développement de la boîte. Pour se former à cette fonction, Zuckerberg passe quatre jours avec Graham au Washington Post.

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9.3 – TheFacebook devient Facebook

Le 20 septembre, sur une initiative de Parker qui déteste, depuis le début, le “The” de TheFacebook, la société est officiellement rebaptisée Facebook. Le logo est également revu et simplifié.

Peu de temps après et au regret de Zuckerberg, Parker est déchu de ses fonctions de président de Facebook suite à une détention de cocaïne le mettant en cause. Il conserve tout de même son siège au conseil d’administration ainsi que les parts qui lui ont été allouées.

Chapitre 10 – Bienvenue dans la matrice

10.1 – Facebook, N°1 en matière de téléchargement de photos

En 2005, Facebook connaît des mises à jour fondamentales :

  • Il est désormais possible de poster des photos sur Facebook ;
  • Il est aussi possible de “tagger” les clichés.

En répondant une fois de plus à la préoccupation essentielle de l’internaute qui est de partager et commenter des photographies, Facebook devient le site numéro un en matière de téléchargement de photos.

Facebook biographie de Mark Zuckerberg

10.2 – Un coaching en management de Mark Zuckerberg

Dans son management, Mark Zuckerberg se montre souvent cassant, peu communicatif et secret. Dès lors, le jeune manager n’est pas considéré comme un bon président et cela indispose bien des employés. Il va alors faire appel à un coach pour apprendre à diriger et améliorer son leadership.

Le coaching mis en place change considérablement l’atmosphère. Comme chez Google, Facebook choisit d’établir un environnement de travail dans lequel on se sente le mieux possible. Pour cela, 500 000 dollars sont alloués à la rénovation des bureaux.

L’entreprise décide également de :

  • Payer les amendes pour stationnement illicite des employés ;
  • Prendre gratuitement en charge la lessive ;
  • Faire appel à l’un des meilleurs traiteurs des environs pour la nourriture ;
  • Louer une maison d’une capacité de 6 employés à proximité du bureau ;
  • Acquérir un chalet en montagne sur le lac Tahoe où chacun peut s’octroyer une pause à sa guise.

Par ailleurs, Zuckerberg décide de mettre à disposition de l’entreprise autant de capacité informatique qu’il est possible d’avoir.

Chapitre 11 – Toute la journée, elle dit non, non, non…

11.1 – Pas question de vendre Facebook, même pour 1 milliard de dollars

En 2006, Yahoo! propose de racheter Facebook pour 1 milliard de dollars ! Facebook n’a encore que deux ans. Son revenu s’élève à près de 20 millions de dollars annuels. Cependant, la société n’est pas encore bénéficiaire.

Contre l’avis de tous, Mark Zuckerberg refuse de vendre. Pour lui, il est trop tôt. Toute son attention est concentrée sur le futur immédiat de Facebook : l’année 2006 doit être cruciale selon lui, et ce, parce que le site va :

  • S’ouvrir à tous, pas seulement aux étudiants ;
  • Connaître une mise à jour de taille : le “fil d’actualité” (news feed).

Le jeune entrepreneur justifie sa décision lors d’un discours à ses employés :

“Facebook n’a pas pour objectif premier de gagner de l’argent. C’est une activité spéciale. » Ils sont aux commandes de quelque chose qui va devenir gigantesque. « Notre destination, c’est le monde”, affirme-t-il.

Les dégâts de sa position sont quand même gigantesques. Au bureau, l’ambiance devient pesante et les démissions s’accumulent sur le bureau du président.

“Ce fut mon moment le plus dur à la tête de Facebook”, a relaté Zuckerberg.

11.2 – “Le fil d’actualité” provoque un tollé

En septembre 2006, Mark Zuckerberg présente à tous une fonctionnalité capitale : le “fil d’actualité”.

Le responsable du développement de cette fonction qui a nécessité onze mois de travail est Chris Cox, un ancien étudiant de Stanford de 24 ans. L’algorithme sous-jacent serait extrêmement complexe, davantage encore que celui qui régit le moteur de recherche Google.

Cependant, le “fil d’actualité” est très mal accueilli. En seulement vingt-quatre heures, 184 000 abonnés expriment leur désapprobation.

11.3 – La réaction de Mark Zuckerberg : du grand art !

Face à ce rejet, Mark Zuckerberg commence par poster un message visant à apaiser la révolte. Ainsi, il rappelle simplement que chacun peut choisir le niveau de discrétion souhaité pour un post donné et conclut avec optimisme : “C’est une façon cool de savoir ce qui se passe dans la vie de vos amis.”

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Mais la contestation ne faiblit pas. Il est urgent de prendre en compte cette clameur qui enfle.

Zuckerberg met alors en ligne une lettre ouverte dans laquelle il fait profil bas et présente ses excuses à la communauté. Sa réponse désarme toute hostilité : il explique qu’il a fait améliorer le paramétrage du fil d’actualité, et que chacun sera libre de filtrer ce qu’il veut voir apparaître. Néanmoins, il est persuadé que les utilisateurs finiront par apprécier la chose.

11.4 – Le fil d’actualité va s’imposer de lui-même et révolutionner l’histoire d’internet

Le fil d’actualité va finalement s’imposer de lui-même. D’ailleurs, les réseaux sociaux qui apparaîtront par la suite, notamment Twitter ou Instagram, reposeront sur le même principe.

Mais après cela, plus rien ne sera comme avant :

Ce n’était pas simplement différent de ce qu’il y avait auparavant sur Facebook. Cela ne ressemblait à rien de ce qu’on trouvait sur le Web. Le Web 2.0, dont certains médias n’ont cessé de parler, connaît son réel avènement avec ce fil d’actualité. […] Avec le fil d’actualité, Internet entre dans un nouvel âge, celui du temps réel.

De plus, Zuckerberg ne le sait pas encore mais le fil d’actualité possède naturellement le format parfait pour une consultation sur téléphone mobile. Dès lors, un an plus tard, à la suite du lancement de l’iPhone, Facebook deviendra l’application la plus téléchargée sur les smartphones.

Chapitre 12 – Un média pour les remplacer tous ?

12.1 – Facebook s’ouvre à tous les publics : la conquête du monde est en marche !

En septembre 2006, Facebook s’ouvre à tous les publics, sans exception. Seule limitation : être âgé d’au moins quatorze ans.

Suite à cela, Facebook connaît une progression pharaonique. Facebook compte :

  • 500 employés (fin 2006) ;
  • 50 millions d’abonnés, dont la moitié résident hors des États-Unis (automne 2007).

Microsoft propose alors à Zuckerberg de racheter Facebook pour la somme de 15 milliards de dollars. Mais le jeune entrepreneur reste de marbre : “Il n’est pas question que je perde le contrôle de Facebook.”

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12.2 – Beacon : une erreur de parcours qui laisse des séquelles

Avec la fonction Beacon, Facebook connaît une erreur de parcours majeure. Avec cette fonction, qui consiste à répercuter des informations personnelles (achat sur un site externe tel qu’Amazon ou eBay par exemple) dans le fil d’actualité, Zuckerberg va, pour les utilisateurs, clairement trop loin. Une pétition en ligne demande à ce que chacun puisse désactiver Beacon le plus simplement possible. La justice est saisie pour violation de vie privée.

Zuckerberg présente ses excuses et fait profil bas. Il rend d’abord possible de désactiver Beacon, puis, fin 2009, Beacon est définitivement supprimé. Toutefois, en 2010, une nouvelle fonction, Facebook Connect, va reprendre le modèle initié par Beacon, sans provoquer de critiques particulières, “comme si le public s’accommodait peu à peu de voir disparaître la notion de vie privée…”

Chapitre 13 – La grande dame brune

13.1 – Voyage et reconnexion de Mark Zuckerberg avec la mission de sa société

En décembre 2007, après maintes sollicitations de la part de Zuckerberg, Sheryl Sandberg accepte le rôle de COO et devient la numéro 2 de Facebook. Mark Zuckerberg va lui déléguer ce qui relève des ventes, du marketing, de la publicité et des ressources humaines, et ainsi pouvoir se concentrer sur l’évolution de l’entreprise.

C’est aussi l’occasion pour lui de s’octroyer quelques vacances. Il décide de réaliser un voyage en solo, muni d’un simple sac à dos en Europe, en Turquie, au Japon, et sur conseil de Steve Jobs, en Inde :

“À cette époque de notre histoire, les choses n’allaient pas vraiment bien […]. Je suis allé voir Steve Jobs. Il m’a dit que, si je voulais me reconnecter avec ce que je pensais être la mission de ma société, je devrais aller visiter le temple indien où il s’était rendu à ses débuts, lorsque lui-même réfléchissait à sa vision du futur. […] Ce voyage a renforcé en moi l’importance de ce que nous faisions et c’est quelque chose dont je me souviendrai toujours.”

13.2 – Facebook poursuit son évolution

Plusieurs événements notables se déroulent en 2008 :

  • Avec près de 150 millions d’utilisateurs, Facebook devient, aux États-Unis, le numéro 2 du Web en termes de consultations journalières.
  • En cette année d’élections présidentielles américaines, un grand nombre de parlementaires américains ont désormais leur page Facebook (tels que Hillary Clinton ou Barack Obama).
  • À l’âge de 24 ans seulement, Mark Zuckerberg devient le plus jeune milliardaire au monde dans le “Guinness Book of Records”. Il se classe à la 321e place dans la liste des Américains les plus riches.
  • Le procès avec les frères Winklevoss débouche sur un accord à l’amiable en février 2009 : ces derniers empochent un montant non dévoilé mais estimé entre 20 et 65 millions de dollars ainsi qu’un portefeuille d’actions Facebook d’une valeur de 10 millions de dollars. Ils investissent judicieusement cette somme d’argent et deviennent, en 2017, les premiers milliardaires en Bitcoins.

Puis, en 2009 :

  • Mark Zuckerberg “troque ses tongs Adidas pour une chemise blanche et une cravate”.
  • L’arrivée du bouton J’AIME dans le fil d’actualité, multiplie par dix la participation des abonnés de Facebook.

13.3 – Les jeux Farmville et Cityville : des pressions de la part des utilisateurs

Farmville et Cityville, créées par Pincus de la société Zynga, sont deux applications de jeux développées pour Facebook. Avec des dizaines de millions d’abonnés chaque mois, ces jeux rencontrent, dès leur lancement, un succès phénoménal.

Néanmoins, les notifications à outrance qu’il génère dans le fil d’actualité des comptes utilisateurs agacent les gens. Ceux-ci demandent, en grand nombre, que Farmville et Cityville cessent d’imposer leurs messages dans le réseau.

Pour Facebook, Zynga (qui se retrouve, en plus, indirectement concerné par diverses affaires judiciaires) est devenu un fardeau insupportable. Mais les deux sociétés ont besoin l’une de l’autre. Finalement, elles signent un partenariat de 5 ans dans lequel Zynga accepte que l’envoi de messages aux amis n’ait plus cours.

Chapitre 14 – Sueurs froides

En 2010, les chiffres donnent le tournis :

  • Le réseau social devient temporairement le numéro un du Web (sur une courte période, il dépasse Google).
  • La base d’utilisateurs de Facebook s’est multipliée par dix depuis 2008, passant à plus de 500 millions d’utilisateurs.
  • Près de la moitié des Américains ont un compte.
  • Facebook est présent dans 180 pays et touche un douzième de l’humanité !

Chapitre 15 – Contre-offensive

15.1 – Mark Zuckerberg, un individu déroutant

“Son indifférence à l’argent est quasi pathologique. Quant à son style de vie, il n’est pas seulement modeste, il est monastique.”

Le Time Magazine (en parlant de Mark Zuckerberg)

Daniel Ichbiah décrit plusieurs traits de personnalité de Mark Zuckerberg qu’il qualifie d'”étrange mixture de timidité et d’assurance” et aspects de sa vie :

  • Ses proches l’appellent “Zuck”. Il mesure 1,60 mètre environ mais paraît plus grand. Il est daltonien.
  • Ses artistes préférés sont Green Day, Jay-Z, Taylor Swift et Shakira. C’est un fan de La Stratégie Ender ;
  • Parmi ses centres d’intérêt figurent le minimalisme, les révolutions mais aussi “éliminer le désir” pour toutes les choses matérielles qui n’ont pas vraiment d’importance.
  • Il n’a pas de télévision. Jusqu’en 2011, sa maison, ne se compose que de deux étages et de quatre chambres. Sa voiture, noire, de la marque Acura, est sûre et confortable, pas du tout ostentatoire.
  • Il n’aime pas parler à la presse.

15.2 – “The Social Network”, un film bien loin de la réalité

En septembre 2010, le film “The Social Network”, censé relater l’histoire du phénomène Facebook, sort sur le grand écran.

Tous les protagonistes de l’histoire, dans la “vraie” vie, s’accordent à dire que les personnages mis en scène n’ont pas grand-chose à voir avec la réalité et que le film ne retrace pas ce qu’il s’est réellement passé. Pour eux, ce film est “un conte de fées à la Hollywood”.

Chapitre 16 – Facebook, arme de la révolution ?

16.1 – Facebook, un outil d’action politique et culturelle

Là où la presse est muselée, le réseau est parfois devenu un véhicule d’information parallèle, digne du temps des ateliers d’imprimerie clandestins. […] Facebook est devenu un outil d’action politique et culturelle à même de créer un trait d’union entre des volontés isolées.

En effet, grâce à Facebook, de nombreuses minorités, des militants, des insatisfaits et contestataires peuvent désormais :

  • Créer des groupes facilement afin de propulser leur message à qui de droit.
  • Organiser une action collective avec le potentiel d’un effet viral.

Certains pays (comme la Chine, l’Iran, le Pakistan et l’Arabie Saoudite) ont même bloqué l’accès à Facebook (tout ou partie).

Daniel Ichbiah cite plusieurs exemples, mais c’est surtout fin 2010 que Facebook va jouer un rôle émancipateur dans des événements mondiaux, lors du “printemps arabe”.

16.2 – L’insurrection des pays arabes relayée sur Facebook

L’insurrection du “printemps arabe” prend forme en Tunisie. Facebook recense alors plus de 1,5 million d’abonnés actifs dans ce pays. Ces derniers relayent l’indignation suscitée par l’immolation d’un jeune homme sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter et You Tube) à travers de nombreuses photos et vidéos. Les manifestants les utilisent pour partager des slogans anti-Ben Ali (chef d’état alors en place) et dévoiler les supercheries du gouvernement. Si bien qu’en janvier 2010, Ben Ali abdique.

La révolution gagne les pays voisins. L’égyptien Wael Ghonim crée une page Facebook réunissant des centaines de milliers d’abonnés, en hommage à un militant torturé et assassiné par la police secrète.

Au bout de seulement deux semaines, le président Moubarak démissionne. Dans les rues, des manifestants expriment leur reconnaissance à Facebook. On apprend même qu’une petite fille a été baptisée Facebook pour honorer le rôle du site dans la révolution.

Au Yémen, l’issue est moins heureuse. Cependant, Amnesty International rend hommage aux médias sociaux et au rôle qu’ils ont tenu, même s’ils sont aussi un moyen pour les gouvernements de pister les gens et de les réprimer.

À Palo Alto, Zuckerberg et ses acolytes se demandent comment ils ont pu, indirectement, donner naissance à de tels mouvements populaires. Pour Zuckerberg ce phénomène s’apparente à un “effet secondaire non-intentionnel”.

Chapitre 17 – Vie privée

17.1 – Changement de décor

La société déménage pour la cinquième fois en six ans. Elle s’installe dans un vaste campus de Palo Alto de 93 000 mètres carré. Dans la cour, les lettres H-A-C-K (visibles depuis Google Maps) sont gravées sur le sol. L’environnement est conçu pour choyer au mieux les employés et booster leur productivité : repas gratuits, snacks illimités, nettoyage à sec des vêtements que l’on dépose le matin…

Dans l’entrée du bâtiment principal surnommé “le Bunker”, un immense panneau est dressé : le Facebook Wall.

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Les bureaux à la décoration post industrielle sont disposés en open space, à l’exception de quelques pièces isolées, portant des noms de groupes de rock, destinées aux réunions. Les réunions au sommet se tiennent au sein d’une cage de verre baptisée “l’Aquarium”.

La table de travail de Zuckerberg se trouve vers le centre, près de ses cadres les plus proches. Le jeune entrepreneur arrive généralement au bureau vers 14 heures et fait partie des derniers à partir. Au niveau personnel, il s’installe en 2011, dans une belle villa de 520 mètres carré estimée à 7 millions de dollars, à 130 mètres du nouveau quartier général.

Malgré tout, Zuckerberg continue de vivre comme auparavant, dans la simplicité et avec sa bonhomie.

17.2 – Ingérence 

Lorsque Google s’apprête à lancer Google +, son propre réseau social, en 2011, Facebook orchestre une campagne anti-Google accusant l’entreprise d’empiéter sur la vie privée des gens.

Or, le comble, c’est que Facebook détient une base de données extrêmement étendue sur les gens (relations, noms, adresses, communications…). Par conséquent, la campagne menée contre Google pourrait aisément s’appliquer à sa propre entreprise !

Max Schrems, un étudiant autrichien en droit, prend la mesure de cette ingérence dans la vie privée des gens. Il note que Facebook n’a pas gardé uniquement les traces des données de sa page Facebook depuis sa création mais bien plus encore. En effet, ses serveurs conservent aussi des informations éliminées depuis bien longtemps, toutes ses conversations, des photos d’où il a retiré son nom, des événements dont on lui a fait part mais auxquels il n’a jamais indiqué vouloir participer, des recherches de noms qu’il a effectuées, des messages extrêmement personnels écrits puis supprimés. Par ailleurs, Facebook a eu connaissance des pages Web externes au réseau social qu’il a visitées, d’informations obtenues depuis son téléphone mobile ou en provenance d’autres sites, de données relatives à des personnes n’ayant jamais été inscrites sur Facebook.

Schrems dépose une plainte en 2011 pour violation de règles européennes relatives à la protection des données, mais n’aura pas gain de cause : la justice irlandaise (où se trouve le siège continental de Facebook), peu désireuse de déplaire aux sociétés qui participent à l’économie locale, se montrera laxiste sur cette plainte.

Chapitre 18 – Une entrée en Bourse mouvementée 

18.1 – “Le Petit Livre rouge”

Pour démarrer l’année 2012, tous les employés de Facebook reçoivent “le Petit Livre rouge”, livret aujourd’hui légendaire. L’objectif est d’expliquer aux nouveaux arrivants l’histoire et la culture de l’entreprise.

Voici quelques extraits de ce “Petit livre rouge” :

  • “Facebook n’a pas été créé en vue d’être une entreprise mais pour accomplir une mission sociale : rendre le monde plus ouvert et connecté.”

  • “Il est rare que la grandeur et le confort coexistent.”

  • “En n’étant pas conscient de ce que vous ne pouvez pas faire, vous pouvez accomplir des choses vraiment cool.”

  • “Chaque ingénieur de Facebook est responsable d’un bon million d’abonnés.”

  • “Ni la neige, ni la pluie, ni la chaleur, ni l’obscurité de la nuit n’empêche les hackers de compléter rapidement leur code.”

  • “Nous ne bâtissons pas des services pour gagner de l’argent ; nous faisons de l’argent pour améliorer nos services.”

18.2 – L’entrée en Bourse de Facebook et le rachat d’Instagram

En 2012, Facebook va connaître deux événements majeurs :

  • Janvier 2012 : l’entrée en Bourse de Facebook est officialisée

L’entreprise est bénéficiaire, elle est en croissance, n’a pas de dettes et dispose de près de 3,5 milliards de dollars en banque.

  • Avril 2012 : Facebook rachète Instagram !

C’est Kevin Systrom, un ancien étudiant de Stanford, qui fonde Instagram, en octobre 2010. Avec 75 % d’utilisateurs de moins de 35 ans, cette jeune application de prise de photos, qui simule des techniques de développement professionnelles grâce à ses onze filtres, connaît un succès instantané. Conscient que l’avenir appartient aux applications mobiles, Zuckerberg paye l’acquisition de cette étoile montante, 1 milliard de dollars.

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18.3 – 900 millions d’utilisateurs : plus d’un dixième de l’humanité

En 2012, Facebook s’achemine vers les 900 millions d’utilisateurs, soit plus d’un dixième de l’humanité. Cette année-là :

  • Si Facebook était un pays, il serait le troisième au monde, derrière la Chine et l’Inde ;
  • Les 140 milliards de photos présentes sur le site représentent 4 % des photos jamais prises par des humains ;
  • Le revenu de l’entreprise de 3,71 milliards est en progression de plus de 80 % ;
  • La société compte 3200 employés et possède ses propres locaux ;
  • Les développeurs démarrent à des salaires très confortables : 8 000 euros par mois ; certains sont déjà devenus riches grâce aux actions Facebook qu’ils ont monnayées.
  • Facebook est valorisé 104 milliards de dollars, soit autant que le géant de la restauration McDonald’s (néanmoins, cela reste loin de Google valorisée 203 milliards, et d’Apple valorisée 495 milliards).

Chapitre 19 – Jackpot

19.1 – Priscilla Chan, épouse de Mark Zuckerberg

Le lendemain de l’entrée en Bourse de Facebook, Mark Zuckerberg épouse Priscilla Chan lors d’une discrète cérémonie organisée dans le jardin de la nouvelle demeure du couple.

Priscilla Chan appartient à une génération de femmes qui s’assument et ne souhaitent surtout pas donner l’impression qu’elles sont entretenues.

Priscilla a obtenu son diplôme de Harvard en 2007. Elle est décrite par ses proches comme une personne calme et discrète, soucieuse de protéger Mark Zuckerberg et dotée d’une grande force de caractère.

D’origine chinoise, elle raconte :

“J’ai grandi comme fille de deux migrants qui ont quitté leur pays dans un bateau de réfugiés. Ils ont travaillé incroyablement dur.”

Le couple préfère dîner à la maison avec des amis plutôt que se rendre à des fêtes mondaines. Priscilla aime faire la cuisine et tous deux adorent leur chien de berger, Beast.

Priscilla Chan a imposé deux règles à son mari :

  • Chaque semaine, il doit lui consacrer au minimum cent minutes ;
  • Se rendre libre deux semaines par an pour une escapade à l’étranger.
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19.2 – L’influence philanthropique de Priscilla Chan sur son époux

Plus le temps s’écoule et plus l’influence de Priscilla, pédiatre engagée et sensible à la cause des enfants, paraît opérer auprès de son mari.

En effet, en 2011-12 :

  • Un outil de don d’organes est placé dans Facebook : en réalité, Mark a déjà été sensibilisé au don d’organe avec son ami Steve Jobs, P-DG d’Apple, qui avait pu prolonger sa vie grâce à une transplantation du foie, avant de mourir en 2011.
  • Un don de 18 millions de parts de sa société est effectué à la Silicon Valley Community Foundation.

Par ailleurs, Mark Zuckerberg annonce que la moitié de sa fortune sera désormais dédiée à de telles initiatives.

19.3 – Plus d’1 milliard d’utilisateurs !

Le 4 octobre 2012 est une date clé : la communauté Facebook vient de passer le milliard d’utilisateurs.

Chapitre 20 – Politics

20.1 – Les ambitions politiques de Mark Zuckerberg

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Zuckerberg prend progressivement conscience qu’il a le pouvoir de changer les choses à grande échelle. Ainsi, ses ambitions s’élargissent. Il souhaite désormais “aider à créer des emplois et des entreprises dans l’économie du savoir”.

Il n’est pas facile de définir où le fondateur de Facebook se situe vraiment sur l’échiquier politique. Par contre, en 2013, il propose une réforme de la politique de l’immigration aux États-Unis, qui comporte quatre points clés :

  • Améliorer la sécurité aux frontières ;
  • Orienter les règles de l’immigration de façon à attirer des gens extrêmement talentueux et disposés à travailler dur ;
  • Favoriser l’accès à la citoyenneté aux immigrants, y compris ceux présents de manière illégale ;
  • Améliorer le système de vérification de l’emploi.

20.2 – Le scandale du programme PRISM

Le 6 juin 2013, un scandale éclate : on apprend que les services de renseignements américains et britanniques extraient des données privées de 9 sociétés Internet américaines qui ont collaboré à un vaste programme secret baptisé PRISM. Il s’agit d’AOL, Apple, Facebook, Google, Microsoft, Paltalk, Skype, Yahoo! et YouTube.

Pour Facebook qui rassemble, à présent, 1,11 milliard d’utilisateurs dans le monde, le scandale paraît immense. Pourtant, au final, tous ces géants du Web n’en souffriront pas outre mesure.

Chapitre 21 – Frénésie d’achats

21.1 – La conquête du monde continue… 

  • En route vers l’intelligence artificielle

Pour contrer Google, Facebook recrute un pionnier de l’intelligence artificielle, Yann LeCun, en 2013 afin d’œuvrer sur des applications telles que la reconnaissance du visage, d’images, de vidéos, la traduction automatique, l’analyse de textes…

  • La réalité virtuelle : Oculus racheté pour 2 milliards de dollars

Lorsque Zuckerberg essaye l’Oculus Rift, il est évident, pour lui, qu’une partie du futur est là ! Selon l’entrepreneur, la réalité virtuelle dépasse largement le champ du jeu vidéo. C’est une plate-forme de communication, un outil qui doit servir à partager des expériences :

“Nous sommes convaincus que ce genre de réalité deviendra un jour partie intégrante du quotidien de milliards de personnes. Imaginez… Vous êtes assis dans une salle où se trouvent des étudiants et des professeurs du monde entier. Ou encore vous recevez une consultation médicale sans sortir de chez vous… “

  • Rachat d’Ascenta, un fabricant britannique de drones

L’objectif est d’arriver à connecter les habitants du monde actuellement non reliés à Internet. Ils pourraient, grâce à cela, par exemple, “décider quel type de gouvernement ils veulent”, “accéder à une assurance santé”, etc.

21.2 – Messenger et son milliard d’utilisateurs

C’est à David Marcus, le P-DG de Paypal, que Zuckerberg demande de prendre en charge Messenger, la messagerie de Facebook détachée de l’application mère en 2014. Moins de deux ans plus tard, Messenger dépasse le milliard d’utilisateurs…

21.3 – Le rachat de WhatsApp

Jan Koum est le créateur de WhatsApp, célèbre application de messagerie et de téléphonie. Après avoir démissionné de son poste d’ingénieur chez Yahoo! et pris une année sabbatique, cet Ukrainien immigré, à la jeunesse difficile, postule chez Facebook : sans succès.

C’est alors qu’il a l’idée de WhatsApp.

Après quelques difficultés de fonctionnement, l’application va rencontrer un formidable succès :

  • Début 2011, WhatsApp figure dans le Top 20 des applications les plus téléchargées sur iPhone.
  • Lorsqu’elle fête sa troisième année, en 2012, WhatsApp compte 90 millions d’utilisateurs.

C’est en apprenant que Larry Page, le cofondateur de Google, envisage d’absorber WhatsApp, que Zuckerberg sort le grand jeu à Jan Koum. Ainsi, tout en lui promettant de conserver une pleine indépendance, il débourse 19 milliards de dollars pour racheter la start-up de cinquante-six employés qui ne réalise que 20 millions de dollars de chiffre d’affaires !

21.4 – Mainmise sur les applications de communication sur mobiles

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En étant désormais propriétaire de Facebook, d’Instagram, de WhatsApp et de Messenger, Zuckerberg assoit, en fait, sa mainmise sur les applications de communication sur mobiles.

Il ne manque à sa panoplie plus que Snapchat, application de partage éphémère de photos. Zuckerberg proposera jusqu’à 3 milliards pour aquérir Snapchat. En vain. L’affaire n’aboutit pas.

21.5 – Déménagement dans le MPK 20

Début 2015, la société emménage dans un nouvel immeuble à Menlo Park : le building MPK 20. Avec ses 40 000 mètres carré, ce bâtiment se distingue par ses murs de verre et son orientation écologique (Green Roof Lobby – salon au toit vert). Sous cette voûte végétale, 2800 employés sont désormais répartis dans un vaste open space.

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Chapitre 22 – La nouvelle angélique

22.1 – La naissance de Maxima, première fille du couple Zuckerberg

En décembre 2015, Priscilla Zuckerberg donne naissance à une petite fille : Maxima. Les Zuckerberg se montrent alors rayonnants. Mark prend un congé parental de deux mois.

Dans une lettre ouverte de Mark Zuckerberg pour son enfant, le fondateur de Facebook entend léguer à sa fille et à tous les enfants un monde meilleur. Il évoque sa “responsabilité morale pour les générations à venir” et dit ressentir l’obligation de “promouvoir l’égalité”.

22.2 – Une nouvelle-choc : 99 % de la fortune des Zuckerberg reversé à des œuvres humanitaires !

En 2010, sur l’initiative de Bill Gates et de l’investisseur Warren Buffett, Zuckerberg s’était engagé, avec 137 autres milliardaires américains, à donner au moins la moitié de sa fortune à des œuvres caritatives. En 2014, le couple Zuckerberg avait aussi accordé une donation de 120 millions de dollars aux écoles de la Bay Area.

Mais fin 2015, après la naissance de leur fille, le couple annonce une nouvelle-choc : ils envisagent, durant leur existence, de distribuer 99 % de leur fortune en actions à des œuvres humanitaires ! Il s’agit là de la démarche philanthropique la plus ambitieuse jamais annoncée.

22.3 – La fondation de la “Chan Zuckerberg Initiative”

Pour la répartition des fonds, les Zuckerberg fondent la “Chan Zuckerberg Initiative”. Les domaines visés sont l’éducation, la recherche médicale, l’accès Internet et le bâtiment. L’ambition de la fondation est d’”améliorer le monde des générations futures, l’égalité des chances et le potentiel des humains.”

Puis, en 2016, Mark et Priscilla déclarent qu’ils vont consacrer 3 milliards de dollars à une initiative dédiée à accélérer la recherche scientifique. L’idée maîtresse est de “soigner toutes les maladies durant la vie de nos enfants” :

“Notre prochaine initiative concerne la guérison de maladies. […] En investissant aujourd’hui dans la science, nous espérons bâtir un futur dans lequel tous les enfants pourront vivre de longues vies, des vies valorisantes.”

Le programme consiste à créer des outils universels accessibles à tous les chercheurs (cartographie des cellules, puce pour diagnostiquer les maladies, instituts virtuels incitant les chercheurs du monde à collaborer…).

Cette croyance dans le potentiel bienfaiteur de la technologie en matière de guérison est un écho troublant à la philosophie qui est de mise dans la Silicon Valley, […] qui se traduit par la conviction que “l’homme augmenté” –appelé à naître d’une fusion de l’homme et de la machine – représente le futur de notre espèce.

Chapitre 23 – Fake news

23.1 – Un défi qui sème le doute sur une éventuelle candidature à la présidence

Chaque année, Zuckerberg se lance un nouveau défi pour s’épanouir en dehors de son travail : il a, par exemple, auparavant, couru 580 kilomètres, construit un majordome (intelligence artificielle) à domicile, appris le mandarin, lu vingt-cinq livres après avoir décidé d’en lire un toutes les deux semaines

En 2017, son défi est de se rendre dans chaque État américain pour aller à la rencontre de ceux qui vivent dans son pays. Suite à cette annonce, la rumeur commence à courir dans la Silicon Valley : Mark Zuckerberg envisagerait de se présenter à la présidence…

23.2– À petits pas, Mark Zuckerberg s’invite dans la politique

C’est, en fait, une série de faits précis qui laisse penser que ce génie visionnaire pourrait se présenter à l’élection présidentielle américaine. Par exemple, en avril 2016, Zuckerberg :

  • Modifie la structure boursière de Facebook : “S’il prenait un congé ou démissionnait, cet acte ne constituerait pas une démission volontaire, si tant est qu’il était lié au fait de servir dans un gouvernement.”
  • Organise une session en direct avec le président Obama lors du lancement de Facebook Live.
  • Au F8, tient des propos qui dépassent largement le cadre de la high tech.
  • Exprime des réserves sur les doctrines prônées par Donald Trump durant la campagne présidentielle de 2016.

Par ailleurs, l’entreprise philanthropique Chan Zuckerberg Initiative recrute :

  • David Plouffe, ancien directeur de campagne de Barack Obama ;
  • Ken Mehlman, artisan de la réélection de George W. Bush en 2004.

23.3 – Des plans qui vont bien au-delà de Facebook…

Si l’on interroge ceux qui ont côtoyé Zuckerberg, une ambition présidentielle paraît plausible. Ses jeux vidéo préférés étaient Civilization, qui a pour objectif de bâtir un empire à l’épreuve du temps, et Risk, ce jeu de stratégie dont l’ambition ultime est la conquête du monde.

Par ailleurs, un message particulièrement long, posté en février 2017 et intitulé « Bâtir une communauté globale » laisse entendre que les plans de Zuckerberg vont bien au-delà de Facebook. En effet, il y évoque “la possibilité d’aider à bâtir des communautés dans le sens d’un soutien mutuel”.

Mais après tout, comme le dit Jean-Louis Gassée (fondateur d’Apple France) :

“Pourquoi Zuckerberg irait-il s’ennuyer à gérer les États-Unis alors qu’il est président du monde entier ?”

23.4 – Filtrage des informations et désinformation

En 2016 puis 2017, Facebook est accusé d’avoir indirectement favorisé l’élection de Donald Trump :

  • En facilitant la diffusion, à grande échelle, de fake news ;
  • Via le système de filtrage d’informations : Facebook est optimisé en vue de montrer aux gens ce qui a du sens pour eux ;
  • En ayant vendu des espaces publicitaires à 400 comptes factices émanant d’une vaste campagne de désinformation russe.

Suite à la polémique, Zuckerberg annonce la mise en place d’une série de mesures pour éviter que ce phénomène ne se répète. Cependant, il souhaite procéder lentement, car selon lui, il n’est pas toujours simple de définir ce qui relève des hoaxes, de la satire et de l’opinion.

Chapitre 24 – Réparer ce qui peut l’être

24.1 – La naissance d’August, la deuxième fille du couple Zuckerberg

En août 2017, le couple donne naissance à leur deuxième fille, August. Les Zuckerberg espèrent la voir grandir dans un monde qui aura “une meilleure éducation, moins de maladies, des communautés plus fortes et une plus grande égalité”.

24.2 – Facebook : dans le top 10 des marques les plus puissantes au monde 

En 2017 :

  • Facebook fait son entrée dans le classement des dix marques les plus puissantes au monde.
  • On estime l’entreprise à plus de 48 milliards de dollars (Apple conserve sa première place : 184 milliards de dollars).
  • À eux seuls, Facebook et Instagram représentent un cinquième du temps passé sur mobile.
  • WhatsApp regroupe plus d’un milliard d’utilisateurs. Plus de 42 milliards de messages sont échangés chaque mois.
  • La Chan Zuckerberg Initiative (CZI) dépasse le budget de toutes les autres œuvres philanthropiques : ses fonds s’élèvent à 62,5 milliards de dollars. La gestion de la fondation humanitaire est devenue l’activité principale de Priscilla, parallèlement à la gestion d’une école qu’elle a fondée à Palo Alto.
  • Zuckerberg se classe en cinquième position des milliardaires avec une fortune estimée à 56 milliards de dollars.

24.3 – Une gestion titanesque 

En 2018 :

  • L’entreprise gère sept gigantesques centres de données, en plus de ceux loués en Californie et Virginie (en Oregon, Caroline du Nord, Suède, Iowa, Texas, Irlande, Nouveau-Mexique).
  • L’ensemble représente plus d’un million d’ordinateurs jouant le rôle de serveurs.
  • Le coût de construction de chaque site a dépassé le milliard de dollars et leur consommation électrique, pour la plupart à base d’énergies renouvelables, est de 50 mégawatts.

24.4 – Un nouveau scandale mais des projets d’amélioration

Récemment, Facebook a été accusé d’avoir exploité les données très personnelles de 47 millions d’individus via l’application Kogan (scandale Cambridge Analytica) favorisant indirectement la campagne de divers membres du parti républicain américain (dont Donald Trump, candidat à l’élection présidentielle). Suite à cela, Mark Zuckerberg a été invité à s’expliquer devant le Congrès, une commission parlementaire britannique ainsi que le Parlement européen.

Depuis, l’entrepreneur semble avoir réalisé que Facebook partait “en roue libre, un peu comme la créature de Frankenstein avait échappé à son créateur”. Il a alors annoncé que sa mission, en 2018, serait d’améliorer Facebook…

Facebook biographie de Mark Zuckerberg

Conclusion de “Mark Zuckerberg – La biographie” de Daniel Ichbiah

Une histoire de vie passionnante, racontée avec un style captivant

Qui aurait pu imaginer que Mark Zuckerberg, étudiant passionné d’informatique, décrit par Daniel Ichbiah dans les premiers chapitres de cette biographie, puisse, un jour, être propulsé au rang de détenteur de la plus jeune fortune mondiale ?

Le récit de Daniel Ichbiah retrace ce parcours incroyable ! En quelques années, Mark Zuckerberg, doté d’une intelligence qualifiée de “surhumaine” par beaucoup mais à la vie plutôt ordinaire, est devenu l’un des hommes les plus influents de son époque et le donateur le plus généreux de la planète.

Dès lors, en soi, l’histoire de cette success story ne peut qu’être passionnante ! Mais quand, en plus, le récit est remarquablement documenté et écrit de manière captivante, avec suspens et rebondissements, l’ouvrage se lit comme un roman ! Et s’il n’était pas aussi long, il pourrait facilement se “dévorer” d’un trait.

Un récit intéressant pour comprendre le rôle d’internet dans le bouleversement de la société

Dans cette biographie, l’auteur sait parfaitement restituer le personnage complexe qu’est Mark Zuckerberg, tout comme la dynamique des autres acteurs dans sa destinée. Le contexte et les évolutions de la société sont également traités, tout à la fois comme un roman et un journal d’investigation : les événements et chiffres mentionnés laissent songeurs sur l’évolution et le futur de nos civilisations…

Daniel Ichbiah conclut :

Internet a entraîné un changement de civilisation. Une métamorphose ultra rapide à l’échelle de l’histoire humaine.

Ainsi, sans le réaliser, Mark Zuckerberg et ses acolytes ont participé à l’élaboration de ce nouveau monde, balayant en une quinzaine d’années, un grand nombre de valeurs sociétales acquises au fil des siècles. Facebook a conquis les foyers du monde entier. Son rôle a largement dépassé celui imaginé au départ, allant désormais jusqu’à influencer le déroulement des affaires du monde.

On peut alors se questionner sur l’avenir de Facebook, de son créateur mais surtout sur celui de la société ? D’ailleurs, l’auteur, dès le début du livre, semble aussi s’interroger sur ce futur, entre les lignes, en parlant de Facebook :

Tel est le monstre que, à son corps défendant, Mark Zuckerberg a contribué à créer. La créature a échappé à son créateur et vit à présent sa propre vie.

Un must à lire absolument 

Dans ce résumé, il est malheureusement impossible de rapporter les innombrables anecdotes qui ont ponctuées le récit du parcours de Mark Zuckerberg. Seule la lecture du livre permet d’en avoir connaissance.

C’est pourquoi, et pour toutes les raisons évoquées précédemment, cet ouvrage est excellent. Un must à lire absolument !

Points forts :

  • L’histoire passionnante d’un personnage au parcours épatant ;
  • Le récit remarquablement bien documenté et restitué sans parti-pris ;
  • Le style vivant qui réussit à instaurer du suspens, sans exagération mais suffisamment pour créer une atmosphère de roman captivant ;
  • Les événements majeurs qui ont bouleversé nos sociétés rythment le récit et lui apporte une dimension sociétale intéressante.

Point faible :

  • Je n’en vois sincèrement aucun…

Ma note :

     Facebook biographie de Mark Zuckerberg           Facebook biographie de Mark Zuckerberg     

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La biographie de Mark Zuckerberg







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